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samedi 22 août 2026

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La Maison-Blanche qualifie Rosie O'Donnell de « femme méchante » après ses chroniques sur Trump
Trump’s White House Blasts Rosie O’Donnell After ‘Jimmy Kimmel Live’ Hosting Run: A ‘Nasty Woman’ and ‘Total Slob’

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La Maison-Blanche qualifie Rosie O'Donnell de « femme méchante » après ses chroniques sur Trump

La Maison-Blanche a répondu aux critiques de Rosie O'Donnell, qui a présenté « Jimmy Kimmel Live » cette semaine, en la qualifiant de « femme méchante » et de « vraie souillon » dans un communiqué publié vendredi.

La Maison-Blanche a vivement réagi aux attaques répétées de Rosie O'Donnell contre le président Donald Trump, alors que l'humoriste assurait cette semaine l'intérim à la présentation de l'émission « Jimmy Kimmel Live » sur ABC. Dans un communiqué transmis vendredi à Entertainment Weekly, un porte-parole de l'exécutif américain a déclaré : « Rosie O'Donnell est une femme méchante et une vraie souillon dont le cerveau a été complètement détruit par le syndrome de Trump ».

Cette sortie marque un nouvel épisode dans la longue rivalité qui oppose l'ancienne animatrice de « The View » au président républicain. Rosie O'Donnell, connue pour ses prises de position très critiques à l'égard de Donald Trump depuis des années, a profité de son passage à la tête du talk-show de fin de soirée pour multiplier les piques à son encontre. Le porte-parole de la Maison-Blanche a poursuivi en affirmant que les propos de l'humoriste relevaient d'une « obsession malsaine » à l'égard du chef de l'État.

Cette passe d'armes intervient dans un contexte politique déjà tendu à Washington. Le même jour, la Cour suprême a rendu une décision distincte permettant la poursuite des travaux de construction de la salle de bal de la Maison-Blanche, une initiative portée par Donald Trump. Le juge en chef John Roberts a signé vendredi une ordonnance suspendant une injonction préliminaire émise en avril par un juge de district, qui avait ordonné l'arrêt du chantier. Cette suspension restera en vigueur « jusqu'à nouvel ordre du tribunal », selon les termes de la décision.

La déclaration de la Maison-Blanche visant Rosie O'Donnell s'inscrit dans une stratégie de communication agressive de l'administration Trump à l'égard de ses détracteurs médiatiques. L'ancienne présentatrice, qui a quitté les États-Unis après la réélection de Donald Trump en 2024, n'en est pas à son premier affrontement avec le président. Leur querelle publique remonte au milieu des années 2000, lorsque Rosie O'Donnell animait « The View » et critiquait régulièrement le futur président dans le cadre de ses fonctions de productrice de l'émission « Miss Univers ».

La réponse de l'humoriste n'a pas tardé. Sur les réseaux sociaux, Rosie O'Donnell a réagi avec ironie aux attaques de la Maison-Blanche, sans toutefois s'étendre sur le fond du communiqué. L'épisode illustre la porosité croissante entre divertissement télévisuel et combat politique aux États-Unis, où les talk-shows de fin de soirée sont devenus des tribunes régulières pour les opposants au président. L'émission « Jimmy Kimmel Live », dont l'animateur titulaire est lui-même un critique assumé de Donald Trump, a vu son audience augmenter lors des passages de l'ancienne star de la télévision.

Cette confrontation intervient alors que les relations entre l'administration Trump et les grands médias américains restent particulièrement conflictuelles. La Maison-Blanche n'a pas précisé si d'autres actions étaient envisagées à l'encontre de Rosie O'Donnell, mais le ton employé dans le communiqué suggère que l'exécutif entend maintenir la pression sur ses opposants les plus visibles.

Hugo Marchand

Auteur

Correspondant international

Hugo Marchand couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.