Ashley Walters fait ses débuts de réalisateur avec « Animol »
L'acteur britannique Ashley Walters présente son premier long-métrage en tant que réalisateur, « Animol », au Festival du film de Londres avant une sortie en salles le 30 octobre. Le film plonge dans l'univers carcéral des jeunes délinquants.
Ashley Walters, figure emblématique de la série « Top Boy », franchit une nouvelle étape dans sa carrière en passant derrière la caméra. Son premier long-métrage en tant que réalisateur, intitulé « Animol », sera présenté en première au Festival du film de Londres (BFI London Film Festival) le 11 octobre prochain, avant une sortie en salles prévue pour le 30 octobre.
Écrit par Nick Love, le scénario suit le parcours de Troy, un jeune homme incarné par Tut Nyuot, qui débarque dans un centre pour jeunes délinquants. Dès son arrivée, il est confronté à un univers brutal marqué par les gangs, la loyauté et la violence. Selon le synopsis officiel, Troy est immédiatement mis à l'épreuve et se retrouve associé à un codétenu instable. Il doit faire face à des menaces quotidiennes et à des luttes de pouvoir. Une complicité silencieuse avec un autre détenu lui offre un semblant de réconfort dans cet environnement oppressant, mais ce lien grandissant devient une vulnérabilité dangereuse.
Le long-métrage réunit un casting solide. Outre Tut Nyuot dans le rôle principal, on retrouve Vladyslav Baliuk (Krystian), Sekou Diaby (Dion) et Sharon Duncan-Brewster (Joy). Stephen Graham, acteur britannique renommé, incarne Claypole, un travailleur social. La présence de Stephen Graham aux côtés d'Ashley Walters est particulièrement notable, les deux hommes ayant partagé des moments de réflexion sur leur parcours professionnel lors du tournage.
Dans un entretien accordé l'an dernier, Ashley Walters avait confié que « Animol » était « la chose la plus difficile » qu'il ait jamais eu à faire. Il avait expliqué que, sur le tournage, lui et Stephen Graham priaient ensemble avant de tourner et discutaient de leur syndrome de l'imposteur en tant qu'hommes issus de la classe ouvrière. « On en parle tous les jours. C'est moi qui dis : “Parfois, je ne sens pas que je suis censé être ici. Parfois, je ne sens pas que je suis assez bon pour avoir ça.” C'est quelque chose dont beaucoup d'entre nous souffrent, et c'est doublement vrai pour moi parce que je suis Noir », avait-il déclaré. Il avait ajouté que certains des lieux dans lesquels il évolue sont « complètement dominés par les Blancs » et que le sentiment que les gens ne veulent pas de vous ou attendent votre échec peut être utilisé comme moteur. « Ça ne m'a pas encore brisé », avait-il confié.
Le Festival du film de Londres a salué l'arrivée de Walters derrière la caméra. « Après avoir déjà bâti une carrière comme l'un des acteurs les plus talentueux du Royaume-Uni, Walters émerge aujourd'hui comme une voix passionnante du cinéma », a déclaré le festival. Cette transition vers la réalisation intervient après des années passées devant l'objectif, notamment dans des rôles marquants à la télévision et au cinéma.
« Animol » s'inscrit dans une veine sociale et réaliste, explorant les rouages d'un système carcéral pour mineurs et les relations complexes qui s'y nouent. Le film promet une immersion sans concession dans un univers où chaque interaction peut sceller un destin. La première au Festival du film de Londres permettra au public de découvrir cette œuvre avant sa sortie nationale à la fin du mois d'octobre.
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