Christie Burke revient sur la perte et les mystères de la saison 3 de The Ark
L'interprète de la capitaine Sharon Garnet évoque la disparition de James Brice, les clones et les questions philosophiques qui traversent la troisième saison de la série de science-fiction.
La troisième saison de The Ark a débuté par un coup dur pour les téléspectateurs : la mort de James Brice. Un événement qui a profondément marqué Christie Burke, l'interprète de la capitaine Sharon Garnet, à l'écran comme en dehors. Dans un entretien accordé à TV Fanatic, la comédienne explique que cette perte a résonné bien au-delà de la fiction. Sharon n'a pas seulement perdu son numéro deux à bord de l'Arche Un ; Christie Burke a perdu son propre numéro deux sur le plateau.
Cette saison, la série a néanmoins réservé une surprise : Brice a été miraculeusement sauvé grâce à une créature présente dans les grottes de Ross-128. Un rebondissement qui a mis plusieurs épisodes à se dévoiler, et qui a ouvert la voie à un mystère bien plus vaste. Pour l'actrice, ce troisième chapitre marque une forme d'aboutissement. « Cette saison me semble vraiment spéciale. J'ai l'impression que nous sommes arrivés », confie-t-elle. Elle salue notamment l'écriture qui permet à chaque membre de l'équipage d'avoir son moment, citant l'épisode 7 où Sanji, incarnée par Shalini Peiris, sauve la situation.
Mais le défi le plus marquant pour Christie Burke reste l'intrigue des clones. La production lui a demandé de créer elle-même de nombreux personnages clonés, sans les définir entièrement dans le scénario. Avec l'aide de sa coach d'acting Bethany Caputo, elle a imaginé une galerie de personnalités. Pour l'un de ses clones, Jill, le seul indice fourni par le créateur Jonathan Glasner était qu'elle était mariée à un milliardaire de l'élite. À partir de là, l'actrice a construit un personnage à l'opposé de Garnet : quelqu'un qui a des secrets, qui semble un peu naïve, féminine et sexualisée, avec un accent du Sud. « Il y a quelque chose d'envoûtant chez Jill », reconnaît-elle, ajoutant que les autres membres du casting réagissaient à elle sur le plateau.
Cette liberté créative, Christie Burke la doit à la confiance de Glasner et de Dean Devlin. « Ils nous font confiance pour faire ce que nous faisons. Ils nous ont engagés et ils savent de quoi nous sommes capables », souligne-t-elle. Elle a ainsi créé de nombreux clones, se donnant une marge de manœuvre : si l'un ne fonctionnait pas, elle en avait sept autres sous la main. Une expérience qu'elle qualifie de challenging mais très amusante, et qu'elle aimerait voir se poursuivre.
Au-delà des clones, la saison explore aussi les failles psychologiques de Garnet. La question du Gen 3, ce programme qui la protège, remonte à un traumatisme d'enfance. Dans les deux premières saisons, Garnet sauvait des gens pour compenser l'impossibilité de sauver sa sœur Denise. Découvrir qu'elle aurait peut-être pu la sauver plonge la capitaine dans une véritable crise identitaire. « En tant que leader, on la voit remettre tout en question », explique Christie Burke.
La comédienne décrit un vrai jeu mental pour son personnage, qui se demande si ses sentiments pour Ian sont le fruit d'une programmation ou de sa libre volonté. « Est-ce qu'elle aime Ian parce qu'elle est programmée pour l'aimer, ou parce qu'elle l'aime vraiment ? » s'interroge-t-elle. Garnet en vient à douter de tout, jusqu'à sa couleur préférée. Un questionnement que l'actrice rattache à la force de la science-fiction : « C'est profond et philosophique. En tant qu'humains, sommes-nous programmés pour penser certaines choses, ou sont-ce nos propres pensées ? Regardons-nous trop TikTok ? »
Pour tenter de guérir cette blessure d'enfance, Garnet part en mission avec Sanji afin de recréer le remède. L'objectif : sauver les autres porteurs du Gen 3. Christie Burke promet que certaines réponses arriveront dans les prochains épisodes, et que le meilleur reste à venir. En attendant, la série continue d'explorer les zones grises de ses personnages, entre loyauté, identité et libre arbitre.



