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mercredi 21 octobre 2026

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Clayface : un film d'horreur DC qui mise sur le body horror
‘Clayface’ Review: DC Comics Horror Movie Is Good, Gross Fun, With No Franchise Homework Required

Culture

Clayface : un film d'horreur DC qui mise sur le body horror

Le nouveau film DC Clayface, réalisé par James Watkins, mise sur l'horreur corporelle et un anti-héros tragique, sans exiger de connaissances préalables de l'univers DC. Les critiques saluent l'interprétation de Tom Rhys Harries et les effets pratiques, tout en notant quelques réserves.

Clayface, le nouveau long-métrage de DC Studios réalisé par James Watkins, poursuit l'exploration d'un univers cinématographique encore jeune, après Superman et Supergirl. Porté par Tom Rhys Harries dans le rôle de Matt Hagen, le film adopte un virage horrifique assumé, centré sur le body horror, et se présente comme une œuvre accessible sans connaissance préalable de la franchise.

L'histoire suit Matt Hagen, un enfant des rues de Gotham devenu star hollywoodienne, dont l'ascension est brutalement interrompue par les agissements d'un caïd local. Défiguré, il se tourne vers un traitement expérimental qui lui rend son apparence, mais altère sa perception de la réalité. Cette dualité entre reconstruction et perte de contrôle nourrit un récit de vengeance destructrice, ancré dans un Gotham présenté comme le reflet tordu du rêve américain.

La distribution réunit également Naomi Ackie, Max Minghella, Eddie Marsan, David Dencik et Nancy Carroll. Le film mise sur des effets de maquillage pratiques pour dépeindre les transformations de Hagen, une approche saluée par plusieurs critiques. Variety évoque un ancrage réaliste solide qui sert les excès horrifiques, avec des séquences de transformation particulièrement marquantes, dont une scène impliquant des paupières fusionnées et des ciseaux à ongles. The Hollywood Reporter souligne la profondeur psychologique et la résonance émotionnelle du long-métrage, le rapprochant des œuvres de David Cronenberg et Sam Raimi.

Les avis restent toutefois partagés sur l'équilibre entre film de genre et adaptation de comics. The Independent estime qu'il s'agit d'un bon film d'horreur corporelle mais d'un piètre film DC, tout en saluant la performance de Tom Rhys Harries. IGN parle d'un plaisir coupable assumé, dont la dernière partie exploite pleinement le potentiel grotesque après une mise en place plus lente. Metro reconnaît des qualités d'acteur et un plaisir grisant, malgré un sentiment que le film aurait pu être plus marquant. Pour AwardsRadar, l'ensemble reste solide et plus réussi que les tentatives de films de vilains de Sony, même s'il laisse une impression d'occasion manquée.

Le positionnement du film est également remarqué : malgré quelques références à Gotham City, Clayface peut se regarder sans savoir qu'il s'agit d'une production issue d'une franchise. The Telegraph y voit un avantage à l'heure où les grands studios privilégient les valeurs sûres. Time Out va plus loin et le qualifie de meilleur film DC depuis des années, à condition d'avoir l'estomac accroché. Consequence le présente comme le film le plus effrayant jamais tiré d'une propriété DC.

Avec un score de 73 % sur Rotten Tomatoes, Clayface s'impose comme une proposition singulière dans le paysage des adaptations de comics, misant sur l'horreur et un personnage ambigu plutôt que sur la construction d'un univers partagé. Une approche qui divise, mais qui pourrait bien marquer les esprits par son audace et son efficacité viscérale.

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Hugo Marchand

Auteur

Correspondant international

Hugo Marchand couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.