« Down to Die » : Marta Pozzan passe à la réalisation avec une comédie noire
L'actrice et productrice Marta Pozzan signe son premier court métrage en tant que réalisatrice avec « Down to Die », une comédie noire explorant le vieillissement et l'identité à travers une conversation entre deux amis dans un club privé de Los Angeles.
L'actrice et productrice Marta Pozzan va faire ses débuts derrière la caméra avec le court métrage de comédie noire « Down to Die ». Le film suit deux amis, Maria, interprétée par Pozzan elle-même, et Gabriel, joué par Andrew Matarazzo, dont l'après-midi apparemment ordinaire dans un club privé exclusif de l'est de Los Angeles bascule dans une conversation franche sur le vieillissement, l'ambition, l'identité et la mortalité.
Ce projet marque un tournant dans la carrière de Marta Pozzan, connue jusqu'ici pour ses rôles devant la caméra et son travail de production. En choisissant le format court, elle s'inscrit dans une tendance du cinéma indépendant qui permet aux acteurs de passer à la réalisation avec des projets plus intimes et maîtrisés. Le cadre choisi, celui d'un club réservé à une clientèle privilégiée, sert d'écrin à une réflexion sur les apparences et les attentes sociales qui pèsent sur les individus à mesure qu'ils avancent en âge.
La comédie noire, genre exigeant qui mêle humour et gravité, offre ici un terrain propice pour aborder des thèmes universels sans sombrer dans le mélodrame. La rencontre entre Maria et Gabriel, deux amis que tout semble opposer, devient le prétexte à une exploration des doutes et des désirs refoulés. Le choix d'Andrew Matarazzo, acteur montant du paysage audiovisuel américain, apporte une dynamique complémentaire à celle de Pozzan, qui endosse le double rôle d'actrice principale et de réalisatrice.
Le tournage dans l'est de Los Angeles, quartier en pleine mutation culturelle, ancre le récit dans une géographie précise, loin des clichés hollywoodiens. Cette localisation n'est pas anodine : elle reflète la volonté de la réalisatrice de s'éloigner des décors convenus pour privilégier une forme d'authenticité, tant dans les dialogues que dans l'atmosphère visuelle. Les clubs privés de ce secteur, souvent méconnus du grand public, deviennent un personnage à part entière du film.
Avec « Down to Die », Marta Pozzan rejoint la liste grandissante d'artistes qui élargissent leur champ d'expression en passant à la mise en scène. Ce premier essai sera scruté par les observateurs du cinéma indépendant, attentifs à la manière dont une actrice rompue aux plateaux de tournage imprime sa marque dans un rôle de réalisatrice. Le court métrage, format souvent utilisé comme carte de visite pour de futurs longs projets, pourrait bien ouvrir de nouvelles perspectives à celle qui signe ici une première œuvre personnelle.



