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vendredi 16 octobre 2026

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Fandango lance sa première production originale avec une réunion de « Bad Girls Club »
Fandango Moves Into Originals With ‘Bad Girls Club’ Reunion

Culture

Fandango lance sa première production originale avec une réunion de « Bad Girls Club »

Le plateforme de streaming gratuite Fandango, propriété de Versant Media, se lance dans la production originale avec deux épisodes de retrouvailles de la série réalité « Bad Girls Club », marquant une nouvelle étape dans sa stratégie de contenus.

Fandango, le service de billetterie en ligne devenu plateforme de streaming gratuite financée par la publicité, franchit une nouvelle étape en commandant sa toute première production originale. La plateforme, qui appartient à Versant Media depuis la scission de la plupart des actifs câblés et numériques de NBCUniversal en début d'année, a annoncé le lancement de « Bad Girls Club: Unfinished Business », une émission de retrouvailles réunissant les stars de la série réalité diffusée sur Oxygen.

Cette première commande porte sur deux épisodes, selon les informations disponibles. Le projet marque l'entrée de Fandango dans le secteur très concurrentiel de la production originale, une stratégie courante pour les services de streaming qui cherchent à fidéliser leur audience et à se différencier. Pour Versant Media, qui détient Fandango, cette initiative s'inscrit dans une volonté de capitaliser sur une marque déjà installée dans l'univers du divertissement.

« Bad Girls Club », émission culte des années 2000 et 2010, suivait un groupe de jeunes femmes aux personnalités affirmées vivant sous le même toit. Son retour sous forme de réunion témoigne de l'intérêt persistant du public pour les formats de téléréalité nostalgiques, un créneau que de nombreuses plateformes explorent actuellement. La série originale était diffusée sur Oxygen, une chaîne appartenant alors à NBCUniversal, ce qui crée un lien naturel avec l'écosystème de Versant Media.

Le marché du streaming gratuit financé par la publicité connaît une croissance soutenue, portée par des acteurs comme Tubi, Pluto TV ou Roku Channel. Dans ce contexte, la production de contenus exclusifs représente un levier stratégique pour attirer et retenir les spectateurs. Fandango, historiquement connu pour la vente de billets de cinéma, cherche ainsi à élargir son positionnement au-delà de sa fonction transactionnelle initiale.

Le choix de « Bad Girls Club » comme premier projet original n'est pas anodin. La série bénéficie d'une base de fans fidèles et d'une notoriété qui facilitent la promotion. Les émissions de retrouvailles, qui réunissent d'anciens participants autour de leurs souvenirs et de leurs conflits passés, sont devenues un genre populaire et économique à produire. Elles permettent de générer de l'engagement sans nécessiter les budgets lourds d'une fiction originale.

Pour Versant Media, cette opération s'inscrit dans une stratégie plus large de valorisation de son catalogue et de ses marques. La société, issue de la scission de NBCUniversal, regroupe un ensemble de chaînes câblées et de services numériques. En intégrant la production originale à l'offre de Fandango, elle cherche à créer des synergies entre ses différentes activités et à renforcer l'attractivité de sa plateforme de streaming.

Les détails concernant la date de diffusion, le casting exact ou le nombre total d'épisodes n'ont pas été précisés. La production de ces deux épisodes constitue une première étape, dont le succès pourrait conditionner l'ampleur des investissements futurs de Fandango dans les contenus originaux. Le projet sera suivi de près par les observateurs du secteur, qui y verront un indicateur de la capacité d'un acteur traditionnel de la billetterie à se réinventer dans l'économie du streaming.

Cette annonce intervient dans un paysage médiatique en pleine mutation, où la frontière entre distributeurs, plateformes et producteurs de contenus ne cesse de s'estomper. Pour Fandango, l'enjeu est de transformer une audience de passage, venue acheter des billets, en communauté de spectateurs réguliers. La réunion de « Bad Girls Club » servira de test grandeur nature pour cette ambition.

5Vues

Léa Renard

Auteur

Rédactrice culture

Léa Renard couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.