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vendredi 11 septembre 2026

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Geese : Cameron Winter revient sur la polémique après leur passage au « SNL »
Geese’s Cameron Winter on their ‘SNL’ performance backlash: “It depressed the shit out of me”

Culture

Geese : Cameron Winter revient sur la polémique après leur passage au « SNL »

Le chanteur de Geese, Cameron Winter, s'exprime sur les réactions hostiles suscitées par la prestation du groupe au Saturday Night Live en janvier, entre incompréhension et volonté de concilier exigence et accessibilité.

Le groupe new-yorkais Geese a fait ses débuts au Saturday Night Live en janvier dernier, porté par son troisième album salué par la critique, « Getting Killed ». Mais la prestation a déclenché une vague de commentaires hostiles de téléspectateurs peu familiers avec l'univers du groupe. Dans un entretien accordé à Rolling Stone, le chanteur Cameron Winter est revenu sur cette expérience, confiant que la réaction l'a profondément affecté.

« Ça m'a vraiment démoli de voir à quel point les gens l'ont mal pris », a-t-il déclaré. « Bien sûr, il y avait plein de passionnés de musique qui ont adoré, mais j'avais l'impression que la raison pour laquelle ils aimaient, c'était presque parce que ça envoyait balader ces gens moyens qui allument SNL après le boulot. » Le musicien ajoute que cette lecture l'a déprimé, car elle ne correspond pas à son intention : « Ce n'est pas comme si je voulais jouer un morceau dans une signature rythmique bizarre, très fort et répétitif, et ensuite me dire : “Ha, ha, vous ne comprenez pas comme nous.” C'est stupide. Mais beaucoup de ce qu'on fait est perçu comme ça. Je ne sais pas comment corriger ça. »

Lors de leur passage dans l'émission, Geese a interprété deux titres extraits de l'album, « Au Pays du Cocaine » et « Trinidad ». Sur les réseaux sociaux, les critiques ont fusé. Un internaute a écrit : « Félicitations à Geese pour avoir marqué l'histoire du SNL comme le pire invité musical de tous les temps. » Un autre a comparé le groupe à « un cover band défoncé en pleine balance ». À l'inverse, certains téléspectateurs ont salué la démarche de l'émission, qualifiant Geese de « l'un des groupes les plus intéressants à être passés dans l'émission depuis des années ». D'autres, pourtant fans, ont pointé un mixage sonore « atroce » lors de la diffusion.

Dans cette même interview, Cameron Winter a évoqué la difficulté de trouver un équilibre entre création singulière et accessibilité. « Avant, j'écrivais des chansons avec des accords intéressants, presque difficiles, et maintenant c'est du I-IV-V à n'en plus finir », explique-t-il. « Ça empire. C'est comme si l'ornière se creusait de plus en plus profond, parce que dès que je mets un accord ii, je me dis : “Beurk. Qu'est-ce que tu es, Keith Jarrett, espèce de nul ?” »

Le groupe, ancien cover star de NME, a enchaîné les festivals cet été, notamment Reading & Leeds, Electric Picnic et End of the Road, avant deux concerts à guichets fermés à Glasgow le mois dernier, où ils ont rendu hommage à Dolly Parton. Ils se produiront également deux soirs au Troxy de Londres. La critique de leur set à Reading, gratifié de quatre étoiles, soulignait un groupe « plus installé dans son matériel », avec « un charme punch-drunk qui lui est propre ». Geese poursuivra sa tournée en Amérique du Nord cet automne.

Par ailleurs, Cameron Winter s'apprête à sortir son premier album live et film de concert, réalisé par Paul Thomas Anderson, capturant son spectacle solo au Carnegie Hall. Le chanteur a également répondu aux accusations de « psyop » dont le groupe fait l'objet, invitant les sceptiques à « venir au concert et à compter les bots qu'ils voient ».

Julie Fontaine

Auteur

Journaliste société

Julie Fontaine couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.