« Hazara Town », documentaire sur la communauté hazara du Pakistan, acquis par Filmotor avant sa première mondiale à l'IDFA
Le premier long métrage documentaire de Khadim Dai, tourné sur six ans, rejoint le catalogue mondial de Filmotor et sera présenté en compétition internationale au festival IDFA d'Amsterdam.
Le film « Hazara Town », premier long métrage documentaire du réalisateur Khadim Dai, a été acquis par la société de ventes internationales Filmotor. Cette annonce intervient alors que le long métrage s'apprête à connaître sa première mondiale en compétition internationale au Festival international du film documentaire d'Amsterdam, plus connu sous le nom d'IDFA.
Tourné sur une période de six ans, « Hazara Town » est présenté comme une chronique de survie, d'exil et de résilience. Le documentaire s'intéresse à la communauté hazara, un groupe ethnique minoritaire installé au Pakistan et confronté à une histoire de persécutions et de déplacements forcés. À travers le regard de son réalisateur, le film retrace le quotidien de cette population qui tente de préserver son identité et sa mémoire collective malgré l'adversité.
L'acquisition des droits de vente mondiaux par Filmotor permet au documentaire d'envisager une diffusion au-delà des frontières néerlandaises. La société, spécialisée dans la distribution de films documentaires, accompagnera le long métrage lors de son parcours en festivals et négociera sa présence sur les différents marchés internationaux. Cette stratégie vise à donner à « Hazara Town » une visibilité accrue auprès des programmateurs, des diffuseurs et du public.
La sélection en compétition internationale de l'IDFA constitue une reconnaissance importante pour un premier film. Le festival d'Amsterdam est en effet l'un des rendez-vous majeurs du documentaire mondial, réputé pour dénicher des œuvres engagées et des voix nouvelles. Pour Khadim Dai, dont c'est le premier long métrage, cette première mondiale représente une tribune de choix pour faire entendre la cause de la communauté hazara.
Le choix de consacrer six années de tournage à ce sujet témoigne de l'ampleur du travail documentaire entrepris. Cette durée exceptionnelle a permis au réalisateur de suivre l'évolution de ses protagonistes, de capturer des moments de vie intimes et de construire une narration ancrée dans la réalité du terrain. Le film ne se contente pas de dresser un constat, il donne à voir la capacité d'une communauté à résister et à se réinventer.
La question hazara dépasse le seul cadre pakistanais. Présents également en Afghanistan et en Iran, les Hazaras ont été victimes de violences et de discriminations à répétition. Le documentaire de Khadim Dai s'inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur les minorités, les migrations et les mécanismes de survie culturelle. En portant ce récit à l'écran, le cinéaste espère sensibiliser un public international à une réalité souvent méconnue.
Avec cette acquisition, Filmotor renforce son catalogue de documentaires engagés. La société pourra s'appuyer sur la vitrine de l'IDFA pour susciter l'intérêt des acheteurs et organiser la circulation du film dans les salles, les festivals et sur les plateformes. La première mondiale à Amsterdam marquera le point de départ d'une carrière internationale pour « Hazara Town », dont la sortie en salles n'a pas encore été annoncée.
Le parcours du film sera suivi de près par les observateurs du secteur documentaire, attentifs aux nouvelles propositions narratives venues d'Asie du Sud. En choisissant de raconter l'histoire d'une communauté marginalisée à travers une chronique au long cours, Khadim Dai propose une alternative aux formats plus conventionnels. Reste à savoir quel accueil lui réserveront le public et la critique lors de sa présentation à l'IDFA.
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