Jenna Ortega espère que « Klara and the Sun » incite le public à délaisser les écrans
L'actrice Jenna Ortega a présenté à Londres « Klara and the Sun », un film de science-fiction dystopique réalisé par Taika Waititi, où elle incarne une amie artificielle. Elle souhaite que le long-métrage pousse les spectateurs à se recentrer sur les relations humaines. Les premières critiques sont très sévères.
Jenna Ortega espère que son nouveau film, le récit de science-fiction dystopique « Klara and the Sun », rappellera au public l'importance de vivre l'instant présent à l'heure de l'intelligence artificielle et d'une technologie omniprésente. « Je pense que nous devons nous concentrer les uns sur les autres et poser nos ordinateurs et nos téléphones », a déclaré la comédienne lors de la première mondiale à Londres.
Adapté du roman de Kazuo Ishiguro publié en 2021, le film est réalisé par Taika Waititi. Jenna Ortega y incarne Klara, une amie artificielle qui cherche à trouver le foyer idéal. Elle rencontre Josie, une jeune femme entretenant une relation compliquée avec sa mère, et son innocence ainsi que sa loyauté sans faille vont peu à peu apaiser la famille. Le long-métrage, dont la sortie en salles est prévue le 23 octobre 2026, dure 116 minutes et réunit également Amy Adams, Natasha Lyonne, Steve Buscemi, Mia Tharia et Aran Murphy.
La première londonienne a toutefois été marquée par un accueil critique particulièrement hostile. Sur le site agrégateur Rotten Tomatoes, le film n'obtient que 20 % d'avis positifs pour une moyenne de 3,60 sur 10, tandis que Metacritic affiche un score de 27 sur 100. Plusieurs plumes influentes n'ont pas ménagé leurs mots. David Jenkins, de Little White Lies, attribue au film la note de 1 sur 5, reprochant à Taika Waititi de saborder un sujet potentiellement riche par un humour puéril. Clarissay Loughrey, de The Independent, estime que le roman traitait de ce que nous sommes fondamentalement, alors que le film se concentre sur le pouvoir de l'amour et de l'amitié, ce qu'elle considère comme une régression.
Peter Bradshaw, du Guardian, parle d'une œuvre « insupportablement maniérée » et « horriblement jouée », tandis que Tim Robey, du Daily Telegraph, juge que les réflexions d'Ishiguro sur la relation entre technologie et humanité sont jetées « comme des confettis thématiques ». Kevin Maher, du Times, qualifie le film de « désespéré, insaisissable et mensonger », rempli d'un sentimentalisme grossier. Ben Gibbons, de Screenrant, évoque une comédie de science-fiction maladroite au message creux.
Quelques voix dissonantes subsistent. Matt Rodgers, de Flickering Myth, accorde 3 sur 5 et salue « une jolie petite fable d'espoir sur ce que signifie être humain », portée par la performance de Jenna Ortega. Clotilde Chinnici, de Loud and Clear, regrette cependant que l'adaptation souffre d'un manque d'exploration de ses thèmes centraux et d'un univers peu convaincant.
Ces critiques contrastent avec le message porté par Jenna Ortega sur le tapis rouge. L'actrice, qui incarne une intelligence artificielle dans un monde où la technologie menace les liens humains, appelle à un retour au réel. Son vœu rejoint l'une des questions centrales du roman d'Ishiguro : que reste-t-il de notre humanité lorsque les machines savent imiter nos émotions ? Le film, en dépit de son accueil glacial, relance ce débat à un moment où les outils d'intelligence artificielle s'immiscent toujours plus dans le quotidien.
La sortie en salles du 23 octobre 2026 permettra au grand public de se faire sa propre idée. En attendant, la controverse critique autour de « Klara and the Sun » illustre la difficulté d'adapter une œuvre littéraire acclamée sur les écrans, surtout lorsqu'elle interroge notre rapport à la technologie. Pour Jenna Ortega, l'essentiel reste ailleurs : inviter chacun à lever les yeux de son écran pour regarder ceux qui l'entourent.
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