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dimanche 1 novembre 2026

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La cinéaste indonésienne Ariani Darmawan revient à la réalisation avec « Jani Be Good »
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Culture

La cinéaste indonésienne Ariani Darmawan revient à la réalisation avec « Jani Be Good »

Présenté dans la compétition Asian Future du Festival international du film de Tokyo, le premier long-métrage d’Ariani Darmawan explore le silence et la maternité au sein d’une famille sino-indonésienne sur trois générations.

La réalisatrice indonésienne Ariani Darmawan revient derrière la caméra après plus de dix ans d’interruption consacrés à l’éducation de ses enfants. Son premier long-métrage, « Jani Be Good », est présenté dans la compétition Asian Future du Festival international du film de Tokyo, où il marque son retour à la réalisation.

Le film suit quatre femmes réparties sur trois générations d’une famille sino-indonésienne. Ariani Darmawan transpose dans cette fiction l’expérience qui l’a éloignée des plateaux pendant plus d’une décennie. « J’ai arrêté de faire des films pendant plus de 10 ans parce que j’étais occupée à élever ma famille », explique-t-elle, en évoquant la charge de sa vie familiale. Ce parcours personnel nourrit la manière dont l’œuvre aborde la maternité, sujet central du récit.

Le silence constitue l’autre fil conducteur de « Jani Be Good ». Entre les générations, les non-dits et les attentes façonnent les relations entre les personnages, dans un cadre familial où la parole circule difficilement. Le film interroge ainsi la transmission, tant des émotions que des silences hérités, à travers des trajectoires féminines qui se répondent d’une génération à l’autre.

Le film est construit autour de quatre figures féminines, chacune située à un moment différent de la vie familiale. Leurs trajectoires se croisent sans jamais se confondre, et c’est dans ces interstices que le récit déploie ses tensions. La réalisatrice s’attache à montrer comment les rôles assignés aux femmes se transmettent d’une génération à l’autre, parfois sans être formulés à voix haute.

La sélection de « Jani Be Good » dans la section Asian Future du Festival de Tokyo place le film parmi les propositions de jeunes cinéastes et de premières œuvres venues d’Asie. Le festival met en lumière des voix nouvelles de la région, et ce premier film s’inscrit dans cette dynamique. Pour Ariani Darmawan, ce retour constitue une étape importante après une longue pause dans sa carrière, et une occasion de faire entendre, à travers une histoire familiale précise, les tensions propres à la condition des femmes dans un contexte multiculturel.

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Léa Renard

Auteur

Rédactrice culture

Léa Renard couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.