Reel Pink

jeudi 8 octobre 2026

Rechercher
Le Festival du film de Doha dévoile sa compétition internationale 2026
Doha Film Festival Unveils 2026 International Feature Competition Lineup

Culture

Le Festival du film de Doha dévoile sa compétition internationale 2026

Pour sa deuxième édition en novembre, le Doha Film Festival mise sur quinze longs-métrages, majoritairement des premières au Moyen-Orient, dont sept réalisés par des femmes. Le drame tourné à Gaza « Thirteen in Gaza » figure parmi les titres phares.

Le Doha Film Festival a levé le voile sur la compétition internationale de longs-métrages de sa deuxième édition, prévue en novembre au Qatar. Quinze films y sont retenus, avec une nette dominante de productions venues du Moyen-Orient et une forte présence de réalisatrices.

Parmi les titres annoncés figure « Thirteen in Gaza », un drame de Hosam Abu Dan tourné dans la bande de Gaza. Le film suit une adolescente de treize ans, sans mère, qui vit avec son père dans un camp de déplacés, privée d’intimité. Ce récit d’apprentissage, ancré dans le quotidien du territoire palestinien, incarne la volonté du festival de mettre en avant des voix de la région et des histoires directement liées à son actualité.

La sélection compte sept films réalisés par des femmes, un équilibre que les organisateurs présentent comme un axe fort de cette édition. La majorité de ces quinze longs-métrages seront projetés pour la première fois au Moyen-Orient, ce qui confère à Doha un rôle de vitrine régionale pour des œuvres encore peu diffusées dans les salles de la zone.

Le festival avait déjà annoncé la présence du drame « The Station » de la cinéaste yéméno-écossaise Sara Ishaq. Le film examine les conséquences de la guerre civile au Yémen sur la population, un sujet qui résonne avec les préoccupations humanitaires et politiques du moment. Sa programmation dans la compétition confirme la ligne éditoriale de l’événement, qui privilégie les cinématographies du monde arabe et de ses diasporas.

Cette deuxième édition s’inscrit dans un paysage de festivals en pleine recomposition. Le Doha Film Festival cherche à se positionner comme un rendez-vous incontournable pour le cinéma indépendant de la région, capable d’attirer à la fois les professionnels du secteur et un public international. La présence de premiers films ou de seconds longs-métrages aux côtés de productions plus établies témoigne de cette ambition de découverte.

Pour le public français et européen, cette sélection offre un aperçu des tendances actuelles du cinéma moyen-oriental, souvent peu visible dans les circuits de distribution traditionnels. Les quinze titres retenus couvrent des registres variés, du drame social au récit de guerre, en passant par des histoires plus intimes. Le festival devrait préciser dans les prochaines semaines le calendrier des projections, la composition du jury et les éventuelles avant-premières mondiales.

Avec cette programmation, Doha confirme sa volonté de faire de la capitale qatarie une plateforme pour les cinématographies arabes et internationales, tout en mettant en lumière des réalisatrices et des récits ancrés dans les réalités de la région. La deuxième édition du festival se tiendra en novembre, sans que la date exacte ni le lieu précis des projections n’aient été communiqués pour l’instant.

5Vues

Julie Fontaine

Auteur

Journaliste société

Julie Fontaine couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.