Les dépenses asiatiques en contenus vidéo atteindront 15,1 milliards de dollars en 2026
Selon le rapport « Asia Video Content Dynamics 2026 » de Media Partners Asia, les sept principaux marchés asiatiques consacreront 15,1 milliards de dollars aux contenus vidéo en 2026, portés par le streaming et le cinéma local tandis que les budgets télévisuels reculent.
Les dépenses consacrées aux contenus vidéo dans sept grands marchés asiatiques devraient atteindre 15,1 milliards de dollars en 2026, selon le rapport « Asia Video Content Dynamics 2026 » publié par Media Partners Asia. Cette progression est presque entièrement portée par le streaming et la production cinématographique locale, alors que les budgets alloués à la télévision traditionnelle continuent de se contracter.
L’étude couvre l’Inde, l’Indonésie, la Corée du Sud, la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande et un septième marché de la région. Elle met en évidence un basculement structurel du financement des contenus : les plateformes de diffusion en ligne et les films nationaux captent désormais l’essentiel des nouveaux investissements, au détriment des chaînes hertziennes et câblées.
Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique déjà observée ces dernières années, où les services de streaming ont multiplié les productions originales pour conquérir des abonnés dans une région à la croissance démographique et numérique rapide. L’Inde et la Corée du Sud figurent parmi les marchés les plus actifs, avec des industries cinématographiques locales capables de générer des succès bien au-delà de leurs frontières.
Le rapport de Media Partners Asia souligne que le streaming et le film local représentent la quasi-totalité des nouvelles dépenses. À l’inverse, les budgets télévisuels diminuent, signe que les diffuseurs traditionnels peinent à suivre le rythme des investissements des plateformes numériques. Cette recomposition du paysage audiovisuel asiatique pourrait redessiner les équilibres entre acteurs historiques et nouveaux entrants.
Les marchés couverts par l’étude présentent des profils variés. L’Inde, avec sa production cinématographique prolifique et ses plateformes locales, demeure un poids lourd du secteur. La Corée du Sud, dont les séries et films connaissent un rayonnement international, attire également des capitaux importants. L’Indonésie, la Malaisie, les Philippines et la Thaïlande, marchés plus émergents, bénéficient elles aussi de cette tendance à la hausse des investissements dans les contenus.
Cette croissance des dépenses intervient alors que la concurrence entre plateformes de streaming s’intensifie en Asie. Les acteurs mondiaux comme les services régionaux cherchent à proposer des contenus locaux attractifs pour fidéliser les abonnés. Le cinéma national, soutenu par des succès en salles et une demande croissante sur les plateformes, devient un moteur essentiel de cette dynamique.
Pour les professionnels du secteur, ce rapport confirme que la bataille pour les contenus se joue désormais largement en Asie. Les investissements dans la production originale, qu’il s’agisse de séries, de films ou de formats non scriptés, devraient rester soutenus dans les années à venir. Les diffuseurs traditionnels, contraints de réduire leurs budgets, devront quant à eux s’adapter à cette nouvelle donne ou trouver des relais de croissance ailleurs.
Media Partners Asia, cabinet d’analyse spécialisé dans les médias et le divertissement en Asie-Pacifique, publie régulièrement des études sur les tendances du marché. Son rapport « Asia Video Content Dynamics 2026 » offre un aperçu des flux de capitaux vers la création audiovisuelle et des stratégies des acteurs du secteur. Les chiffres avancés pour 2026 témoignent de l’ampleur des transformations à l’œuvre dans un écosystème où le numérique et le local prennent le pas sur les modèles plus anciens.
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