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dimanche 11 octobre 2026

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Les Philippines réforment leur fonds de coproduction internationale avec deux volets
Philippines Revamps International Co-Production Fund With Minority and Majority Tracks, Unveiled at Busan Market

Culture

Les Philippines réforment leur fonds de coproduction internationale avec deux volets

Le Film Philippines Office a dévoilé au marché du film de Busan un nouveau cadre pour son Fonds international de coproduction, avec des volets majoritaire et minoritaire dont les montants dépendent de la part philippine dans chaque projet.

Le Film Philippines Office (FPO) a présenté une refonte de son Fonds international de coproduction (ICOF) lors du marché du film du Festival international du film de Busan, en Corée du Sud. Le nouveau dispositif s'articule autour de deux volets distincts, dont les montants alloués sont directement liés à l'ampleur de la participation philippine dans chaque projet. Cette annonce marque une étape importante dans la stratégie du pays pour attirer les tournages internationaux et renforcer ses liens avec les industries cinématographiques étrangères.

Le volet majoritaire, ou Majority Track, s'adresse aux projets dans lesquels la part philippine est prépondérante. Il devrait permettre de financer des œuvres portées majoritairement par des producteurs ou des talents philippins, tout en s'ouvrant à des partenaires étrangers. Le volet minoritaire, ou Minority Track, concerne à l'inverse les coproductions où la participation philippine reste minoritaire, offrant un soutien adapté à ce type de montage. Dans les deux cas, le niveau de financement accordé sera proportionnel à l'implication financière et créative des Philippines dans le projet.

Cette réforme vise à clarifier et à rendre plus attractif le soutien public à la coproduction internationale. En modulant les aides selon la taille de la participation locale, le FPO cherche à encourager des collaborations équilibrées et à éviter que des projets ne sollicitent des fonds philippins sans réelle contrepartie industrielle ou artistique. Le dispositif devrait ainsi offrir une visibilité accrue aux producteurs étrangers qui souhaitent s'associer à des partenaires philippins, tout en garantissant que les retombées économiques et culturelles restent significatives pour l'archipel.

La présentation au marché du film de Busan n'est pas anodine. Ce rendez-vous asiatique majeur rassemble chaque année des professionnels du monde entier, ce qui permet au FPO de toucher directement les producteurs, distributeurs et agents de vente susceptibles de s'intéresser aux coproductions avec les Philippines. En dévoilant son nouveau cadre dans ce contexte, l'office philippin espère susciter des vocations et positionner le pays comme un partenaire fiable et compétitif dans le paysage cinématographique régional.

Le Fonds international de coproduction existait déjà, mais sa refonte en deux volets distincts répond à une demande de lisibilité et de flexibilité. Les autorités philippines n'ont pas précisé le montant global de l'enveloppe ni le calendrier exact des prochaines sessions de candidature. Ces informations devraient être communiquées ultérieurement, une fois le cadre réglementaire finalisé. Les producteurs intéressés devront probablement démontrer la solidité de leur montage financier et l'articulation entre les apports philippins et étrangers.

Cette initiative s'inscrit dans une dynamique plus large de soutien à l'industrie cinématographique nationale. Ces dernières années, les Philippines ont cherché à attirer davantage de tournages étrangers et à faire reconnaître leurs talents sur la scène internationale. La création de ce fonds rénové pourrait faciliter l'émergence de projets communs avec des pays voisins d'Asie du Sud-Est, mais aussi avec des partenaires européens ou américains. Pour les professionnels du secteur, l'enjeu sera de transformer cette annonce en contrats concrets et en films effectivement produits.

La refonte de l'ICOF intervient alors que la concurrence entre pays asiatiques pour attirer les productions internationales s'intensifie. La Corée du Sud, le Japon, la Thaïlande ou l'Indonésie proposent déjà des incitations variées. En ajustant son propre mécanisme, le FPO tente de rester dans la course et de capitaliser sur les atouts des Philippines : des équipes techniques expérimentées, des paysages variés et une position géographique stratégique. Reste à voir si les producteurs internationaux répondront présents et si les deux volets trouveront leur public lors des prochains marchés du film.

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Hugo Marchand

Auteur

Correspondant international

Hugo Marchand couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.