Marie Clements présente « How We Stand » à Toronto et prépare « Reclaim My Skin » à Vancouver
La cinéaste autochtone Marie Clements dévoile son nouveau long-métrage « How We Stand » au Festival international du film de Toronto, tandis que sa série documentaire en trois parties « Reclaim My Skin » sera présentée le mois prochain au Festival international du film de Vancouver. Elle y interroge notamment Gloria Steinem sur les récits des femmes autochtones.
La réalisatrice et scénariste autochtone Marie Clements revient cette fin de semaine au Festival international du film de Toronto pour y présenter en première mondiale son nouveau long-métrage, « How We Stand ». Ce retour marque la suite de son parcours entamé en 2022 avec « Bones of Crows », qui avait déjà attiré l’attention sur son travail de cinéaste engagée.
En parallèle, sa nouvelle série documentaire en trois parties, « Reclaim My Skin », attend son tour pour une première diffusion prévue le mois prochain au Festival international du film de Vancouver. Les deux projets témoignent de la continuité d’une œuvre centrée sur les voix autochtones et sur la manière dont les histoires intimes rejoignent des enjeux collectifs plus larges.
Dans le cadre de ce travail documentaire, Marie Clements s’est entretenue avec Gloria Steinem, figure emblématique du féminisme américain. De cet échange, la cinéaste retient une idée forte : « Nous avons plus de choses en commun que ce qui nous divise. » Une formule qui résume sa démarche, à savoir faire dialoguer des expériences et des héritages différents sans gommer les spécificités de chacun.
Pour Marie Clements, la puissance des récits de femmes autochtones réside dans leur capacité à déplacer les regards et à créer des ponts. Son travail ne se contente pas de documenter des trajectoires individuelles ; il interroge aussi la façon dont ces histoires s’inscrivent dans une mémoire collective et dans un présent traversé par des questions de représentation, de justice et de transmission.
La présence de ses deux projets dans des festivals majeurs, à Toronto puis à Vancouver, confirme l’intérêt grandissant pour les œuvres portées par des créatrices autochtones. Elle illustre également une dynamique de circulation entre cinéma de fiction et documentaire, entre récit personnel et portée politique, sans que l’un prenne le pas sur l’autre.
Avec « How We Stand », Marie Clements poursuit une exploration entamée de longue date, où la forme cinématographique sert à faire entendre des voix souvent marginalisées. La première mondiale à Toronto constitue une étape importante dans la visibilité de ce travail, avant que « Reclaim My Skin » ne prenne le relais à Vancouver et n’élargisse encore le public auquel ces récits s’adressent.



