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dimanche 4 octobre 2026

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Paul Rudd qualifie les smartphones d’outil de « notre propre destruction » et ne les emporte plus sur les tournages
Paul Rudd Says Smartphones Are ‘Facilitating Our Own Destruction’, won't bring phone to film sets

Culture

Paul Rudd qualifie les smartphones d’outil de « notre propre destruction » et ne les emporte plus sur les tournages

L’acteur Paul Rudd affirme avoir cessé d’apporter son téléphone sur les plateaux de tournage, se disant « accro comme tout le monde » et estimant que les smartphones « facilitent notre propre destruction ». Il présentait à New York « A Statement », le nouveau film de Tom McCarthy sur le climat.

Paul Rudd ne veut plus de son téléphone sur les plateaux. L’acteur américain a expliqué avoir pris cette décision parce qu’il se considère « accro comme tout le monde » et qu’il juge les smartphones responsables de ce qu’il décrit comme « notre propre destruction ». Ses propos ont été rapportés alors qu’il présentait à New York le film « A Statement », réalisé par Tom McCarthy.

Dans ce long-métrage, Paul Rudd incarne le modérateur de la toute première réunion consacrée à la crise climatique américaine. L’intrigue se déroule en 1980, dans un complexe hôtelier en bord de mer en Floride. Vingt experts y passent un week-end enfermés dans une salle de conférence, une configuration qui rappelle celle de « Douze Hommes en colère ». Le film, présenté au Festival du film de New York, réunit également Paul Giamatti et une distribution décrite comme remarquable.

La prise de position de Paul Rudd sur les téléphones portables s’inscrit dans un contexte plus large de questionnements sur l’usage des écrans, y compris dans le milieu du cinéma. L’acteur ne se présente pas comme un modèle de discipline, mais comme quelqu’un qui subit la même dépendance que le grand public. En choisissant de laisser son appareil à l’écart des tournages, il entend se soustraire à une habitude qu’il juge délétère, sans pour autant donner de leçon.

« A Statement » aborde frontalement la question climatique à travers une fiction historique. Le scénario rassemble des politiciens, des universitaires, des scientifiques et des écologistes venus de tout le pays pour débattre des effets des émissions de dioxyde de carbone sur l’environnement. Le choix de situer l’action en 1980 permet de confronter les spectateurs à des avertissements scientifiques qui, avec le recul, résonnent de manière particulière. La critique salue un regard humaniste et une distribution solide, loin du pamphlet aride que le sujet pouvait laisser craindre.

Pour Paul Rudd, le parallèle entre son engagement dans ce film et sa décision personnelle concernant les smartphones n’est sans doute pas anodin. Les deux sujets touchent à la responsabilité individuelle face à des phénomènes collectifs. Mais l’acteur se garde de toute posture morale. Il reconnaît sa propre addiction et préfère agir à son échelle, en modifiant son environnement de travail plutôt qu’en appelant à une révolution des usages.

Cette déclaration intervient alors que la place des écrans dans la vie quotidienne continue de faire débat, notamment dans les milieux artistiques où l’attention et la concentration sont des ressources précieuses. Le choix de Paul Rudd de ne plus apporter son téléphone sur les plateaux pourrait trouver un écho chez d’autres professionnels du cinéma, sans que l’on puisse encore en mesurer l’ampleur. Pour l’instant, il s’agit avant tout d’une décision personnelle, assumée publiquement à l’occasion de la promotion d’un film qui invite lui-même à la réflexion collective.

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Léa Renard

Auteur

Rédactrice culture

Léa Renard couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.