Social Distortion et Descendents réunissent le punk californien à Brooklyn
Social Distortion a clôturé deux soirées au Brooklyn Paramount avec le soutien des Descendents et des Australiens de The Chats, célébrant près d'un siècle de punk californien.
Social Distortion a investi la scène du Brooklyn Paramount, à New York, pour la deuxième de deux soirées consécutives, avec un plateau entièrement dédié au punk californien. Le groupe de Mike Ness, figure de longue date de la scène de Fullerton, était la tête d'affiche de cette date du samedi 12 septembre, accompagné en première partie par les Descendents, autre pilier du punk mélodique américain.
La soirée a débuté à 19 heures avec les Australiens de The Chats, jeunes représentants d'un punk abrasif et humoristique venu de la côte est de l'Australie. Leur présence a permis de faire le lien entre les générations, offrant au public une programmation qui couvrait plusieurs décennies de musique indépendante. Selon le décompte avancé, ce sont près de 95 années cumulées d'existence scénique qui étaient réunies sur la scène du Paramount, un ancien cinéma restauré devenu l'une des salles les plus prisées de Brooklyn.
Social Distortion, formé à la fin des années 1970, reste l'un des groupes les plus influents du punk rock américain, mêlant rockabilly, country et punk dans un son reconnaissable entre tous. Le groupe a construit sa réputation sur des tournées incessantes et des albums devenus des classiques du genre, comme « Mommy's Little Monster » ou « Somewhere Between Heaven and Hell ». Sa capacité à remplir des salles de cette envergure, plusieurs décennies après ses débuts, témoigne de la fidélité d'un public intergénérationnel.
Les Descendents, quant à eux, sont souvent cités comme les précurseurs du pop-punk, avec des titres courts, mélodiques et teintés d'humour adolescent. Leur influence sur des groupes plus récents, y compris The Chats, est largement reconnue. Leur présence sur cette affiche renforce l'idée d'une filiation directe entre les pionniers et la nouvelle vague punk.
La scène punk continue par ailleurs de susciter des actualités en cette rentrée. Le duo britannique Lambrini Girls a annoncé la sortie de son deuxième album, « No Refunds », prévue pour le 15 janvier via City Slang, accompagné d'un nouveau single intitulé « Bang Bang Bang ». Le groupe de Brighton, connu pour ses textes acérés sur les travers contemporains, poursuit une tournée nord-américaine reportée après un accident survenu en Australie, et prévoit une série de dates au Royaume-Uni et en Europe l'an prochain, dont un passage à l'Élysée Montmartre à Paris le 29 mai.
Ces annonces rappellent que la scène punk reste un espace de renouvellement constant, où les formations historiques côtoient des artistes plus jeunes. La soirée de Brooklyn s'inscrit dans cette dynamique : un public de tous âges, venu célébrer des groupes qui ont marqué l'histoire du genre tout en découvrant ceux qui en écrivent la suite. Le Brooklyn Paramount, avec sa programmation éclectique, confirme son rôle de lieu de passage obligé pour les tournées américaines des groupes punk et alternatifs.



