Wicker, comédie romantique en osier avec Olivia Colman, sort en salles au Royaume-Uni
Le film Wicker, adapté d'une nouvelle d'Ursula Wills-Jones, met en scène Olivia Colman en pêcheuse solitaire qui commande un mari en osier à Peter Dinklage. Alexander Skarsgård incarne cette créature. Réalisé par Eleanor Wilson et Alex Huston, le long-métrage sort le 30 octobre au Royaume-Uni.
Une comédie romantique pas comme les autres s'apprête à débarquer dans les cinémas britanniques. Wicker, réalisé par Eleanor Wilson et Alex Huston, raconte l'histoire d'une pêcheuse solitaire interprétée par Olivia Colman qui, lassée des moqueries de son village, décide de se faire fabriquer un mari... en osier. Le film sortira au Royaume-Uni le 30 octobre.
Adapté de la nouvelle The Wicker Husband d'Ursula Wills-Jones, publiée en 2008, le long-métrage se déroule dans un village anglais à l'époque médiévale, bien que l'époque et le lieu restent volontairement flous. L'héroïne, rejetée par les autres femmes à cause de son odeur de poisson, vit à l'orée de la forêt. Excédée par les railleries sur son célibat, elle confie au tisserand de paniers, joué par Peter Dinklage, la mission de lui confectionner un compagnon. Quelques jours plus tard, il lui présente sa création : un homme en osier, incarné par Alexander Skarsgård, doté d'un corps sculpté par les équipes de Weta, les spécialistes des effets spéciaux du Seigneur des anneaux.
Contrairement aux maris rustres de cette société patriarcale, l'homme d'osier se révèle attentionné, cultivé et sensible. La pêcheuse tombe rapidement sous son charme, et leur alchimie physique est telle qu'ils finissent par casser le lit. Le film assume un ton grivois et léger, multipliant les clins d'œil coquins, à la manière d'un sketch des Monty Python. Mais cette idylle ne tarde pas à susciter la méfiance du village. Elizabeth Debicki, dans le rôle de la femme du tailleur, est particulièrement perturbée par l'arrivée de cet être singulier, retenant de justesse un cri de « sorcellerie ».
Wicker s'amuse à brouiller les pistes : dans une époque où les superstitions allaient bon train, personne ne semble s'étonner de voir un homme de bois marcher et parler. Le film propose une relecture malicieuse de l'institution du mariage, portée par une distribution prestigieuse. Olivia Colman y trouve l'un de ses meilleurs rôles depuis son incarnation de la reine Anne dans La Favorite, qui lui avait valu un Oscar en 2018. Alexander Skarsgård, fidèle à ses choix éclectiques après le film Pillion en 2025, campe avec humour ce mari d'osier. Peter Dinklage, enfin, livre une composition remarquée, notamment dans la scène finale.
Malgré ses qualités, le récit peine à maintenir son élan sur la durée. Le troisième acte s'essouffle, et l'histoire reste cantonnée à une fable à la Pinocchio, sans véritablement dépasser son postulat de départ. Wicker mise avant tout sur son excentricité assumée et sur son humour décalé. Le film a été présenté au festival de Sundance, où il a été acquis par Black Bear. Il sortira en salles au Royaume-Uni le 30 octobre, avec Mikey Madison également au générique.
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