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dimanche 18 octobre 2026

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« You Can See Everything » réalise le meilleur démarrage documentaire depuis 13 ans avec 15 millions de dollars
Box Office: ‘You Can See Everything’ Stuns With $15 Million Debut, ‘Street Fighter’ Leads With $31 Million

Culture

« You Can See Everything » réalise le meilleur démarrage documentaire depuis 13 ans avec 15 millions de dollars

Le documentaire de Nathan Fielder et Lance Oppenheim sur Elizabeth Holmes attire 15 millions de dollars dans 855 salles, tandis que l'adaptation de Street Fighter de Paramount domine le box-office avec 31 millions.

Le documentaire « You Can See Everything » signé Nathan Fielder et Lance Oppenheim a créé la surprise au box-office américain en engrangeant 15 millions de dollars pour son premier week-end d'exploitation, selon les estimations des studios. Projeté dans seulement 855 salles, le film devient le meilleur démarrage pour un documentaire depuis treize ans, une performance rare pour un genre généralement cantonné aux circuits spécialisés.

Porté par un battage médiatique intense, ce long-métrage revient sur Elizabeth Holmes, fondatrice déchue de Theranos, et sur la manière dont elle a vécu sa propre représentation dans la série « The Dropout » produite par Hulu. Cette approche introspective et l'accès inédit à la personnalité controversée ont visiblement convaincu le public de se déplacer en masse, transformant ce qui aurait pu rester un objet de niche en phénomène de salles.

Malgré cette performance remarquable, « You Can See Everything » doit se contenter de la deuxième place du classement hebdomadaire. La tête du box-office est en effet occupée par un autre nouveau venu : l'adaptation du jeu vidéo « Street Fighter » distribuée par Paramount, qui totalise 31 millions de dollars de recettes. Ce long-métrage, qui transpose sur grand écran l'univers du célèbre jeu de combat, confirme l'appétit du public pour les franchises vidéoludiques portées au cinéma.

Le film de Paramount s'inscrit dans une vague de productions hollywoodiennes puisant dans le patrimoine des jeux de combat, un filon exploité depuis les années 1990. La présence au générique de figures comme Orville Peck, qui incarne Vega, ou encore de l'ancienne championne de MMA Alexander Volkanovski dans le rôle de Joe, témoigne de la volonté du studio de mêler stars de la pop et athlètes pour élargir son audience. Selon les informations rapportées, la chanteuse australienne Kylie Minogue, qui avait marqué les esprits dans l'adaptation de 1994 en incarnant Cammy, aurait même été approchée pour un caméo, preuve que la production joue pleinement la carte de la nostalgie.

La contre-performance relative du documentaire face à ce blockbuster ne doit toutefois pas masquer l'exploit commercial qu'il représente. Avec 15 millions de dollars récoltés sur un nombre restreint d'écrans, « You Can See Everything » affiche une moyenne par salle particulièrement élevée, signe d'une demande concentrée et d'un bouche-à-oreille efficace. Les distributeurs pourraient être tentés d'élargir rapidement la sortie pour capitaliser sur cet engouement.

Ce duel entre un documentaire événementiel et une adaptation de jeu vidéo illustre la diversité des stratégies des studios en cette période. D'un côté, un film à petit budget mais à fort retentissement médiatique ; de l'autre, une production plus classique dans son ambition commerciale. Pour le public français, ces résultats donnent un avant-goût de ce qui pourrait animer les salles hexagonales dans les prochaines semaines, même si les calendriers de sortie diffèrent souvent entre les deux marchés.

Reste à savoir si « You Can See Everything » parviendra à maintenir son élan sur la durée. Les documentaires à succès connaissent parfois une seconde vie grâce aux plateformes de streaming, mais son démarrage en salles prouve qu'il existe encore un public pour les documentaires à forte résonance culturelle. Du côté de Paramount, l'adaptation de « Street Fighter » devra confirmer sur la longueur, alors que les adaptations de jeux vidéo sont désormais jugées sur leur capacité à fidéliser au-delà du premier week-end.

5Vues

Julie Fontaine

Auteur

Journaliste société

Julie Fontaine couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.