Yuriko Gamo Romer présente à Tokyo son documentaire sur le baseball nippo-américain
Le documentaire « Diamond Diplomacy », fruit de douze ans de travail de Yuriko Gamo Romer et Marc Smolowitz, est projeté pour la première fois à l’international lors du Festival du film de Tokyo.
Après une année de tournée dans les festivals américains, où il a notamment été présenté à Mill Valley et Hot Springs, le documentaire « Diamond Diplomacy » fait sa première projection internationale cette semaine au Festival international du film de Tokyo. Réalisé par la cinéaste basée à San Francisco Yuriko Gamo Romer, le film retrace l’histoire du baseball entre le Japon et les États-Unis. Pour la réalisatrice, cette séance a une saveur particulière : elle marque un retour aux sources, dans la ville où le film prend en partie racine.
Le long métrage s’inscrit dans un projet mené pendant douze ans par Yuriko Gamo Romer et son coproducteur Marc Smolowitz. Le documentaire explore la manière dont le baseball a servi de terrain de rencontre, puis de dialogue, entre deux pays dont les relations ont parfois été marquées par la méfiance et les conflits. Les auteurs s’intéressent aux joueurs, aux équipes et aux échanges qui ont façonné cette histoire commune, en s’appuyant sur la dimension humaine du sport plutôt que sur la seule chronique des matchs.
La présentation à Tokyo s’inscrit dans un contexte favorable au cinéma japonais et international. Selon Variety, le marché TIFFCOM, espace d’exposition attaché au festival, a affiché complet dès le début de l’année, signe d’une dynamique soutenue. Son directeur général, Ikeda Kaori, constate que de plus en plus de producteurs japonais viennent y chercher des partenaires alors que leurs projets sont encore en développement. L’édition précédente a attiré plus de 4 600 professionnels du secteur venus de 46 pays et régions, et la fréquentation a progressé de 13 %.
Pour un film qui a déjà circulé dans plusieurs festivals américains, cette première escale internationale constitue une étape importante. Elle permet au documentaire de toucher un public japonais directement concerné par son sujet, tout en s’inscrivant dans un événement qui met en avant les productions venues de l’archipel comme celles des coproductions internationales.
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