Les États-Unis ont intensifié leurs opérations militaires contre l'Iran dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 juillet, lançant une huitième nuit consécutive de bombardements visant les forces des Gardiens de la révolution. L'armée américaine a justifié ces frappes par la volonté de « punir » Téhéran après la mort de deux soldats américains, tués la veille lors d'une attaque iranienne en Jordanie. Un troisième militaire est porté disparu, selon le commandement régional américain.
De son côté, Téhéran a annoncé avoir riposté en lançant des drones explosifs contre deux bases militaires utilisées par les États-Unis au Koweït. Dans un message écrit, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a menacé d'infliger aux Américains des « leçons inoubliables », accentuant encore les tensions entre les deux puissances. Les Gardiens de la révolution ont revendiqué ces attaques, affirmant qu'elles visaient des installations stratégiques américaines dans la région.
Cette escalade intervient dans un contexte déjà très tendu au Moyen-Orient, où les affrontements entre les États-Unis et l'Iran se multiplient depuis plusieurs semaines. Les frappes américaines, qui se succèdent depuis huit nuits, ciblent principalement les positions des Gardiens de la révolution, que Washington tient pour responsables de l'attaque meurtrière en Jordanie. Les autorités américaines n'ont pas précisé le bilan exact de ces bombardements, mais elles affirment viser à « punir » les responsables directs de la mort de leurs soldats.
L'Iran, de son côté, continue de défier les États-Unis en menaçant de nouvelles représailles. Les attaques de drones contre les bases koweïtiennes marquent une escalade significative, car elles étendent le conflit au-delà des frontières irakiennes et syriennes, où les deux camps s'affrontent habituellement par milices interposées. Le Koweït, qui abrite des installations militaires américaines importantes, se retrouve ainsi directement impliqué dans ce cycle de violences.
Cette nouvelle phase du conflit suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. Les Nations unies ont appelé à la retenue, craignant une guerre régionale généralisée qui pourrait déstabiliser l'ensemble du Moyen-Orient. Les pays voisins, notamment l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, suivent de près l'évolution de la situation, tandis que l'Union européenne a exhorté les deux parties à privilégier le dialogue.
Par ailleurs, la guerre entre les États-Unis et l'Iran a des répercussions sur d'autres acteurs régionaux. En Israël, le chef des effectifs de l'armée, le général Dado Bar Kalifa, a tiré la sonnette d'alarme sur le manque de soldats, malgré l'allongement récent de la durée du service militaire de 30 à 32 mois, voté par la Knesset. Selon lui, cette mesure est insuffisante pour combler les besoins de l'armée, alors que la population réclame l'inclusion des ultra-orthodoxes dans le service militaire.
Les États-Unis n'ont pas exclu de nouvelles frappes dans les jours à venir, tandis que l'Iran promet de poursuivre ses représailles. La situation reste extrêmement volatile, et les observateurs redoutent une escalade incontrôlable qui pourrait embraser toute la région. Les prochaines heures seront cruciales pour déterminer si les deux camps sont prêts à désamorcer la crise ou s'ils s'engagent dans un conflit ouvert aux conséquences imprévisibles.



