Les États-Unis ont annoncé le rétablissement de 600 millions de dollars de financement destinés à Gavi, l'Alliance du vaccin. Ces fonds, alloués par le Congrès américain, avaient été gelés en 2025 par l'administration Trump, sous l'influence du ministre de la Santé de l'époque, connu pour ses positions vaccinosceptiques. L'annonce, faite par une sénatrice américaine influente, marque un tournant dans la politique sanitaire internationale de Washington.

Gavi, organisation internationale basée à Genève, joue un rôle central dans l'accès aux vaccins dans les pays à faible revenu. Elle mène des campagnes de vaccination contre des maladies telles que la rougeole, la polio et la pneumonie, et a déjà permis de vacciner plus d'un milliard d'enfants dans le monde. Le gel des 600 millions de dollars avait suscité de vives inquiétudes parmi les partenaires sanitaires mondiaux, qui craignaient une interruption des programmes en cours et une fragilisation des chaînes d'approvisionnement.

La décision de l'administration Trump de bloquer ces fonds s'inscrivait dans une politique plus large de réduction de l'engagement multilatéral américain. Le ministre de la Santé, vaccine-sceptique notoire, avait personnellement opposé son veto au versement, malgré l'approbation préalable du Congrès. Ce gel avait été dénoncé par de nombreuses organisations non gouvernementales et par des parlementaires américains favorables à la coopération sanitaire.

Avec le rétablissement de ce financement, les États-Unis réaffirment leur soutien à la vaccination mondiale. Les 600 millions de dollars proviennent de crédits déjà votés par le Congrès, mais qui n'avaient pas été débloqués. Leur versement devrait permettre à Gavi de poursuivre ses programmes dans des régions vulnérables, notamment en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, où l'accès aux vaccins reste limité.

Ce geste est salué par les acteurs de la santé mondiale comme un signal positif pour la coopération internationale. Cependant, des interrogations subsistent quant à la pérennité de cet engagement américain, dans un contexte politique marqué par des divisions sur le rôle des organisations multilatérales. L'Alliance du vaccin, qui bénéficie également du soutien de l'Organisation mondiale de la santé et de la fondation Bill & Melinda Gates, compte sur ces fonds pour maintenir le rythme de ses campagnes.

L'annonce intervient alors que Gavi prépare ses prochaines stratégies de vaccination pour lutter contre les maladies évitables. La communauté internationale observe avec attention les décisions de Washington, espérant que ce rétablissement marque le début d'un retour durable des États-Unis dans les mécanismes de coopération sanitaire mondiale.