Tadej Pogacar a remporté la 14e étape du Tour de France 2026 entre Mulhouse et le Markstein, mais sa victoire a été marquée par un imprévu technique de taille. Le maillot jaune a révélé après l'arrivée qu'il avait été privé de communication radio dans les cinq derniers kilomètres de la course, l'obligeant à « pousser très fort » sans savoir où se trouvaient ses adversaires. Une situation qui aurait pu compromettre sa stratégie dans un final pourtant décisif.
L'étape, qui comptait 3 800 mètres de dénivelé positif, a vu le Slovène attaquer dans les pentes du col du Haag, un moment clé où la connaissance des écarts est cruciale pour gérer son effort. « Je n'avais pas les écarts dans les cinq derniers kilomètres », a-t-il confié aux médias, expliquant avoir dû se fier à son instinct et à la réaction de ses concurrents pour ajuster son rythme. Malgré ce handicap, Pogacar a creusé l'écart sur ses poursuivants, confirmant sa suprématie sur ce Tour.
Cette performance intervient dans un contexte de tensions croissantes autour du coureur slovène. Lors de la 10e étape arrivant au Lioran, Pogacar avait été hué par une partie du public français, un accueil que l'ancien champion Lance Armstrong a attribué à la présence du jeune espoir français Paul Seixas sur la course. « Sans aucun doute lié à la présence de Seixas », a jugé Armstrong, tandis que Bradley Wiggins partageait cette analyse. Les sifflets n'ont toutefois pas entamé la détermination du maillot jaune, qui continue de dominer le classement général.
De son côté, Paul Seixas a vécu une journée mémorable. Le coureur de l'équipe Décathlon CMA-CGM a non seulement résisté au rythme imposé par Jonas Vingegaard, mais il a également réussi à s'emparer du maillot blanc de meilleur jeune, avec une avance de trois secondes sur son plus proche rival. « C'est magnifiquement dur », a-t-il déclaré au micro de France 2 après l'étape. « Aujourd'hui était une journée encore très difficile. On commence à s'y habituer sur le Tour. C'est vraiment ce que j'apprécie, je me suis entraîné dur pour ça. »
Le jeune Français, considéré comme le plus grand espoir tricolore des dernières décennies, a impressionné les observateurs par sa capacité à suivre le rythme des meilleurs. Distancé un temps par Vingegaard dans le col du Haag, il est parvenu à recoller grâce à la ferveur du public local, avant de perdre le sprint pour la deuxième place face à Isaac Del Toro. « Il ne lui manque plus qu'à rivaliser avec Pogacar pour obtenir la note maximale », a commenté un analyste, saluant une course « à la perfection ».
L'étape a également été marquée par la résistance de Remco Evenepoel, qui a conservé sa place sur le podium malgré les assauts de Seixas. Le Belge a une fois de plus démontré sa résilience dans les derniers kilomètres de plat, repoussant les tentatives de délogement du Français. Pour Seixas, l'objectif reste le classement général, même si le maillot blanc constitue une belle récompense. « La place du classement général est plus importante, mais c'est beau d'avoir un maillot », a-t-il tempéré.
Cette 14e étape a confirmé la hiérarchie en tête de la course, avec Pogacar intouchable, mais elle a aussi révélé l'émergence d'un nouveau prétendant français capable de rivaliser avec les meilleurs mondiaux. Les prochaines étapes de montagne, notamment l'arrivée au plateau de Solaison, permettront de mesurer plus précisément le potentiel de Seixas face à un Pogacar qui, même privé de communication, reste le maître incontesté de ce Tour de France 2026.



