Zelensky et Trump veulent mettre fin à la guerre en Ukraine « avant l'hiver »
Après leur rencontre au siège des Nations unies à New York, Volodymyr Zelensky et Donald Trump affirment vouloir mettre un terme à la guerre en Ukraine avant l'hiver. Kiev se dit prêt à suspendre les frappes sur les infrastructures énergétiques russes, tandis que l'UE reconduit ses sanctions contre la Russie.
Volodymyr Zelensky et Donald Trump ont affiché leur volonté commune de mettre fin à la guerre en Ukraine « avant l'hiver », à l'issue d'une rencontre tenue au siège des Nations unies, à New York, le 22 septembre 2026. Le président ukrainien a rapporté cet objectif partagé avec son homologue américain, donnant un signal fort sur l'accélération des efforts diplomatiques alors que le conflit entre dans une phase critique.
Selon les déclarations rapportées, Kiev s'est dit prêt à suspendre les frappes sur les infrastructures énergétiques russes. Cette proposition, qui n'a pas été détaillée dans son périmètre exact, pourrait constituer une mesure de confiance susceptible de faire baisser la tension et d'ouvrir la voie à des négociations plus larges. Elle intervient alors que les frappes réciproques sur les réseaux électriques et les sites industriels ont marqué ces derniers mois.
En parallèle, l'Union européenne a reconduit ses sanctions contre la Russie. Le paquet maintient les mesures restrictives visant Moscou, tout en prévoyant des exemptions pour deux oligarques russes, selon les informations disponibles. Cette décision souligne la continuité de la pression européenne sur la Russie, même si des ajustements ciblés sont opérés pour tenir compte de situations particulières.
Emmanuel Macron a réaffirmé le soutien de la France à l'Ukraine. « La France continuera d'apporter un soutien sans faille aux aspirations légitimes du peuple ukrainien à la paix », a promis le président français. Cette prise de position s'inscrit dans la ligne constante de Paris depuis le début du conflit, et intervient au moment où les discussions sur un règlement se multiplient.
La rencontre entre Zelensky et Trump, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, revêt une importance particulière. Elle permet à Washington et à Kiev d'afficher une position coordonnée sur la fin des hostilités, à un moment où les partenaires occidentaux cherchent à définir les conditions d'une paix durable. L'objectif affiché d'une conclusion « avant l'hiver » suggère une volonté d'accélérer le calendrier diplomatique.
Les modalités précises d'un éventuel accord restent toutefois à définir. La suspension des frappes sur les infrastructures énergétiques russes, si elle se concrétise, pourrait être un premier pas vers une désescalade. Mais les questions de territoire, de sécurité et de garanties internationales demeurent des points sensibles qui n'ont pas été abordés publiquement lors de cette rencontre.
La reconduction des sanctions européennes et les exemptions accordées à deux oligarques russes montrent que les Vingt-Sept continuent de calibrer leur réponse. Ces mesures visent à maintenir la pression économique sur Moscou tout en préservant certains intérêts, ce qui témoigne de la complexité des équilibres en jeu. La France, par la voix d'Emmanuel Macron, réaffirme pour sa part son engagement aux côtés de Kiev.
Alors que l'hiver approche, les appels à une désescalade se multiplient. La déclaration commune de Zelensky et Trump fixe un horizon temporel clair, mais les prochaines semaines seront décisives pour savoir si les intentions affichées se traduisent par des actes concrets sur le terrain.
3



