Double meurtre à Ivry-sur-Seine : une femme soupçonnée d'être tueuse à gages mise en examen
Une femme de 32 ans, soupçonnée d'avoir commandité et organisé l'assassinat de deux hommes devant un bar à chicha d'Ivry-sur-Seine, a été mise en examen et écroulée, une première en France selon franceinfo. Un tireur présumé a également été incarcéré.
Une femme de 32 ans soupçonnée d'être une tueuse à gages a été mise en examen et placée en détention provisoire dans l'enquête sur le double meurtre survenu devant un bar à chicha d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre. Un tireur présumé a lui aussi été mis en examen et écroulé, selon les informations du Monde. Il s'agirait d'une première en France, rapporte franceinfo, qui souligne le caractère inédit de la mise en cause d'une femme pour des faits de ce type.
Les deux hommes ont été tués par balles devant l'établissement. L'enquête s'oriente vers un règlement de comptes lié au milieu du bar à chicha. Selon Le Parisien, l'ex-associé du patron du bar assassiné a été victime d'une tentative de meurtre en Angleterre, un élément qui pourrait éclairer les motivations du double homicide. Les investigations se poursuivent pour établir le rôle exact de chaque suspect et identifier d'éventuels commanditaires.
La mise en examen de la trentenaire pour des faits de tueuse à gages constitue un cas rare dans le paysage judiciaire français. Les autorités n'ont pas communiqué de détails sur son parcours ni sur les charges précises retenues contre elle. Le tireur présumé, également incarcéré, est soupçonné d'avoir matériellement exécuté les deux victimes. Les deux mis en cause bénéficient de la présomption d'innocence.
Le double meurtre a suscité une vive émotion dans la commune du Val-de-Marne. Les enquêteurs cherchent à reconstituer la chronologie des faits et à déterminer si d'autres personnes ont participé à l'opération. La piste d'un contrat commandité contre les deux hommes reste privilégiée, sans que les autorités n'aient confirmé officiellement cette hypothèse. L'affaire illustre la diversification des profils dans les affaires de règlements de comptes, où des femmes sont désormais mises en cause pour des actes de violence armée.
Les investigations se poursuivent sous la conduite du parquet compétent. Les deux suspects écroulés pourraient être entendus à nouveau dans les prochaines semaines. Pour l'heure, aucune information n'a été communiquée sur les suites judiciaires réservées aux autres personnes éventuellement impliquées dans ce dossier.
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