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mardi 20 octobre 2026

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Vinted et Leboncoin sommés de retirer des annonces de produits issus des pillages du 17 octobre
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Société

Vinted et Leboncoin sommés de retirer des annonces de produits issus des pillages du 17 octobre

Le gouvernement français a convoqué Vinted et Leboncoin après la multiplication d'annonces suspectes de vêtements de marque et de cosmétiques à prix cassés, possiblement issus des pillages du 17 octobre. Les plateformes assurent appliquer une tolérance zéro.

Le gouvernement français a convoqué les plateformes de vente en ligne Vinted et Leboncoin pour qu'elles retirent les annonces de produits susceptibles de provenir des pillages survenus le 17 octobre. Des dizaines d'offres jugées suspectes, allant de vêtements de marque à des cosmétiques, ont été repérées à des prix nettement inférieurs au marché, ce qui a alerté les autorités.

Selon les informations disponibles, ces annonces ont fait réagir l'exécutif, qui demande aux plateformes de nettoyer leurs catalogues et de supprimer les offres litigieuses. Vinted et Leboncoin ont indiqué appliquer une politique de « tolérance zéro » face à ce type de contenu et assurent coopérer avec les pouvoirs publics pour identifier et retirer les annonces problématiques.

La mobilisation du 17 octobre a donné lieu à des scènes de pillage dans plusieurs commerces, notamment des boutiques de prêt-à-porter et de cosmétiques. Une partie de la marchandise dérobée semble avoir rapidement trouvé preneur sur les plateformes de seconde main, où la revente de produits neufs à prix réduits est monnaie courante. Ce phénomène n'est pas nouveau, mais l'ampleur des annonces signalées cette fois-ci a conduit les autorités à intervenir directement auprès des sites concernés.

Au-delà de Vinted et Leboncoin, eBay est également cité parmi les plateformes appelées à retirer des annonces de produits possiblement issus des pillages. Les trois services sont donc invités à renforcer leurs contrôles et à supprimer les offres qui pourraient provenir de la revente de biens volés.

La question de l'identification des pilleurs se pose aussi. Certains d'entre eux se sont affichés sur les réseaux sociaux, ce qui pourrait faciliter leur identification et permettre des poursuites. Les enquêteurs disposent désormais de traces numériques, entre publications et annonces en ligne, qui pourraient servir de base à des procédures judiciaires.

Pour les plateformes, l'enjeu est double : répondre aux exigences des autorités tout en préservant la confiance de leurs utilisateurs. La revente de produits volés expose les sites à des critiques sur la modération de leurs annonces et sur la vérification de l'origine des marchandises mises en ligne.

Cette affaire intervient dans un contexte où les plateformes de seconde main sont déjà sous surveillance pour la circulation de contrefaçons et de biens illicites. Les autorités françaises entendent envoyer un message clair : les sites doivent assumer leurs responsabilités et coopérer pleinement avec les services de l'État pour empêcher la revente de marchandises issues de délits.

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Hugo Marchand

Auteur

Correspondant international

Hugo Marchand couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.