L'Afrique n'aura pas réussi à rééditer l'exploit de 2022. Il y a quatre ans, au Qatar, le Maroc avait marqué l'histoire en devenant la première nation africaine à atteindre les demi-finales d'une Coupe du monde. Pour l'édition 2026, plusieurs sélections du continent étaient annoncées comme de sérieuses prétendantes au titre, mais le parcours des équipes africaines a réservé son lot de déceptions et de surprises.
Le Sénégal, champion d'Afrique en titre et porté par des joueurs de renom comme Sadio Mané, faisait figure de candidat crédible à la victoire finale. Pourtant, les Lions de la Téranga n'ont pas répondu aux attentes. Éliminés dès les phases de groupes, ils ont laissé leurs supporters amers. Les images de la déception sénégalaise ont fait le tour du monde, illustrant la difficulté de confirmer un statut de favori sur la scène mondiale.
Le Maroc, de son côté, espérait capitaliser sur l'élan de 2022. Les Lions de l'Atlas, portés par une génération talentueuse menée par Achraf Hakimi et Sofiane Boufal, ont buté sur un obstacle de taille: l'équipe de France. En demi-finale, les Marocains ont livré une bataille acharnée mais se sont inclinés face aux Bleus, qui ont confirmé leur statut de prétendants sérieux au titre. Le match, disputé à Dallas, a été marqué par une polémique raciste: l'ancien Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a affirmé que l'équipe de France ne comptait aucun Français, des propos condamnés par le gouvernement espagnol et par le sélectionneur de la Roja.
Malgré ces déceptions, d'autres nations africaines ont brillé. Le Cap-Vert, souvent considéré comme un petit poucet, a réalisé un parcours remarquable. Les Requins Bleus ont déjoué les pronostics en atteignant les huitièmes de finale, portés par un collectif solide et une défense de fer. Leur performance a été saluée comme l'une des plus belles surprises du tournoi.
L'Égypte, emmenée par son capitaine emblématique Mohamed Salah, a également créé la sensation. Les Pharaons, qui n'avaient pas toujours brillé lors des précédentes éditions, ont montré un visage conquérant. Leur jeu offensif et leur combativité ont séduit les observateurs, même si leur aventure s'est arrêtée en quarts de finale face à une équipe européenne bien organisée.
Le Cameroun, le Ghana et la Côte d'Ivoire, autres poids lourds du football africain, ont connu des sorts divers. Les Lions Indomptables ont montré des éclairs de génie mais ont manqué de régularité. Les Black Stars du Ghana ont déçu, tandis que les Éléphants ivoiriens, en reconstruction, ont offert une performance honorable sans parvenir à franchir un cap décisif.
Au total, le bilan africain de cette Coupe du monde 2026 est contrasté. Si les espoirs de voir une sélection du continent atteindre le dernier carré ne se sont pas concrétisés, les performances du Cap-Vert et de l'Égypte montrent que le football africain gagne en profondeur. Les petites nations montent en puissance, tandis que les grandes doivent encore trouver la clé pour rivaliser avec les meilleures équipes du monde.
La compétition se poursuit avec une demi-finale très attendue entre la France et l'Espagne, prévue mardi soir à Dallas. Les Bleus, portés par un collectif expérimenté, tenteront de décrocher leur place en finale face à une Roja talentueuse. Le match s'annonce électrique, d'autant que les propos de Mariano Rajoy ont ajouté une tension supplémentaire. Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a dénoncé des mots « xénophobes » et appelé à ce que « le meilleur gagne, que le racisme perde ».
Pour les sélections africaines, l'heure est déjà au bilan et à la préparation des prochaines échéances. La Coupe du monde 2030, qui se déroulera au Maroc, en Espagne et au Portugal, offrira une occasion unique au continent de briller à domicile. En attendant, les supporters africains retiendront les moments de fierté offerts par le Cap-Vert et l'Égypte, tout en espérant que les grandes nations sauront rebondir.



