L'équipe de France aborde avec sérieux la préparation de son quart de finale de la Coupe du monde 2026, prévu jeudi à Boston face au Maroc. Deux jours après une victoire convaincante contre le Paraguay en huitième de finale, les Bleus ont enchaîné avec une séance d'entraînement légère, lundi, à l'université de Bentley. Au programme: petits jeux, récupération et une ambiance détendue, marquée par la présence des familles des joueurs et de quelques jeunes footballeuses en stage sur le campus.

Le principal sujet d'inquiétude concerne le milieu de terrain Aurélien Tchouaméni. Victime d'une gêne à la cuisse depuis la veille du huitième de finale, le vice-capitaine des Bleus n'a pas participé à l'entraînement collectif lundi. Il s'est contenté de tours de terrain avec le préparateur physique, tandis que ses coéquipiers s'adonnaient à des exercices de tennis-ballon. Guy Stéphan, l'adjoint de Didier Deschamps, a confirmé que le joueur suit un programme individualisé et que son état sera évalué jour après jour. « On est un peu pris par le temps avec le match de jeudi », a-t-il reconnu, laissant planer un doute sur sa participation.

En revanche, une bonne nouvelle est venue égayer le groupe: le retour de Marcus Thuram. L'attaquant de l'Inter Milan, blessé au mollet ces derniers jours, a effectué l'intégralité de la séance sans montrer de signe de gêne. De bonne humeur, il a participé aux jeux avec entrain, ce qui a rassuré le staff tricolore. Le onze titulaire face au Paraguay, à l'exception de Saliba, Upamecano, Tchouaméni et Rabiot, s'est contenté de quelques tours de terrain avant de regagner les vestiaires, tandis que les autres joueurs ont enchaîné avec des matchs de tennis-ballon où la mauvaise foi était de rigueur, notamment de la part de Désiré Doué et Malo Gusto.

Au-delà de l'aspect physique, la préparation tactique est au cœur des préoccupations. Le Maroc, vainqueur de son groupe et tombeur de plusieurs grandes nations, est considéré comme le plus gros test depuis le début de la compétition pour les Bleus. Didier Deschamps et ses adjoints ont passé de longues heures à analyser les vidéos des matchs des Lions de l'Atlas. « Ils sont bien structurés et organisés, a commenté Guy Stéphan. Une équipe solide et très bonne en transition, qui a marqué beaucoup de buts. Ils ont changé d'entraîneur après la finale de la Coupe d'Afrique des nations, mais ils gardent cette force collective, c'est du costaud. Ils font plus que rivaliser avec les nations d'Europe et d'Amérique du Sud. »

Le staff tricolore ne prend donc pas cet adversaire à la légère. Après un parcours relativement tranquille, les hommes de Kylian Mbappé savent qu'ils devront élever leur niveau de jeu pour franchir ce cap. La séance de mardi sera à huis clos, à l'université de Bentley, afin de peaufiner les derniers réglages. Trois joueurs viendront toutefois s'exprimer devant la presse pour donner leurs impressions avant ce choc décisif.

L'ambiance au sein du groupe reste positive, comme en témoigne la séance ouverte aux familles lundi. Les proches des joueurs ont pu assister à l'entraînement, un moment rare qui a contribué à détendre l'atmosphère. Mais derrière la légèreté apparente, la concentration est maximale. Les Bleus savent que le Maroc, porté par un collectif solide et des individualités tranchantes, représente un obstacle de taille sur la route d'un éventuel deuxième titre mondial consécutif.

En parallèle, la FIFA a condamné fermement les propos racistes tenus par une sénatrice paraguayenne à l'encontre de Kylian Mbappé après le huitième de finale. Le président de l'instance, Gianni Infantino, a dénoncé ces attaques, rappelant l'engagement de la fédération contre toutes les formes de discrimination. Cette affaire, bien que distincte du match à venir, ajoute une pression supplémentaire sur les épaules du capitaine des Bleus, qui devra rester concentré sur l'objectif sportif.

Le quart de finale contre le Maroc s'annonce donc comme un rendez-vous crucial pour l'équipe de France. Entre l'incertitude autour de Tchouaméni, le retour en forme de Thuram et la nécessité de contrer une équipe marocaine redoutable, Didier Deschamps devra faire les bons choix pour permettre aux siens de poursuivre leur route vers le titre. La réponse sera donnée jeudi sur la pelouse de Boston.

Auteur

Correspondant international

Hugo Marchand couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.