La ministre des Sports, Marina Ferrari, a exprimé son soutien à une candidature conjointe de la France et de l'Allemagne pour l'organisation de la Coupe du monde de football en 2038. Interrogée jeudi 23 juillet sur Sud Radio, elle a estimé qu'une telle initiative serait « une belle opportunité » pour les deux pays, quarante ans après le premier titre mondial remporté par l'équipe de France en 1998.

Cette déclaration intervient dans un contexte où la Fédération internationale de football association (FIFA) a déjà attribué les éditions 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, 2030 à l'Espagne, au Portugal et au Maroc, ainsi que 2034 à l'Arabie saoudite. L'édition 2038 est donc la prochaine grande échéance disponible pour les nations candidates, et la France et l'Allemagne pourraient y voir une occasion de renforcer leur coopération sportive.

Marina Ferrari a souligné que la France dispose d'infrastructures de qualité, notamment après l'organisation de l'Euro 2016 et de la Coupe du monde féminine 2019. De son côté, l'Allemagne a accueilli la Coupe du monde masculine en 2006 et possède une solide expérience dans l'organisation de grands événements sportifs. Une candidature commune permettrait de mutualiser les ressources et de réduire les coûts, tout en offrant un projet transfrontalier inédit.

Le projet n'est toutefois pas encore officiellement lancé. La ministre a précisé qu'il s'agit pour l'instant d'une « piste de réflexion » et que des discussions préliminaires devront avoir lieu avec les fédérations de football des deux pays, ainsi qu'avec les autorités locales et la FIFA. Les détails techniques, comme la répartition des matchs entre les deux nations ou le calendrier des travaux d'infrastructure, restent à définir.

Cette annonce a suscité des réactions contrastées dans le monde du football. Certains observateurs saluent l'idée d'une candidature conjointe, y voyant un symbole fort de l'amitié franco-allemande et une manière de promouvoir le football européen. D'autres s'interrogent sur la faisabilité du projet, notamment en raison des contraintes logistiques et des exigences de la FIFA en matière de stades et d'hébergement.

Sur le plan politique, la candidature commune pourrait bénéficier d'un large soutien. Le président de la République et la chancelière allemande ont déjà évoqué à plusieurs reprises leur volonté de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine sportif. Toutefois, aucun engagement formel n'a été pris à ce stade, et la décision finale reviendra aux instances dirigeantes du football.

Si elle aboutit, cette candidature marquerait un tournant dans l'histoire de la Coupe du monde, qui n'a jamais été organisée conjointement par deux grandes nations européennes de cette envergure. Les précédentes éditions communes, comme celle de 2002 entre le Japon et la Corée du Sud, ont montré que ce modèle peut être couronné de succès, à condition d'une préparation minutieuse.

En attendant, les regards se tournent vers les prochaines échéances. La France et l'Allemagne devront convaincre la FIFA de la pertinence de leur projet, alors que d'autres pays, comme le Royaume-Uni ou l'Italie, pourraient également se porter candidats pour 2038. La compétition s'annonce serrée, mais la ministre des Sports se montre confiante: « Nous avons les atouts nécessaires pour porter ce projet ambitieux. »