La Fédération française de natation (FFN) a « condamné avec la plus grande fermeté » le harcèlement subi par Milan Violon. Le nageur de 17 ans, premier Français à participer à une épreuve mixte de natation artistique avec des femmes dans le cadre des Championnats d'Europe, a été la cible de nombreux commentaires haineux sur les réseaux sociaux.
L'instance fédérale a réagi rapidement pour dénoncer ces attaques et apporter son soutien au jeune athlète. Le harcèlement, décrit comme sexiste, est intervenu après la participation de Milan Violon à la compétition européenne. Dans sa prise de position, la FFN a fermement condamné des comportements qu'elle juge incompatibles avec les valeurs du sport et a marqué sa détermination à défendre ses athlètes.
Cette affaire remet en lumière la place encore singulière des hommes dans la natation artistique. Longtemps perçue comme une discipline exclusivement féminine, cette spécialité s'ouvre progressivement aux nageurs, notamment à travers les épreuves mixtes et les duos mixtes désormais présents dans les grands championnats. La participation d'un athlète masculin y reste un événement, d'autant plus lorsqu'il s'agit d'une première pour un pays.
Milan Violon est ainsi devenu, à 17 ans, le premier Français à concourir dans une épreuve mixte de natation artistique avec des femmes lors des Championnats d'Europe. Cette première historique a attiré l'attention des médias et du public, tout en exposant le jeune homme à une vague de messages malveillants. Les réseaux sociaux se sont rapidement remplis de commentaires haineux, auxquels la fédération a choisi de répondre publiquement.
Le nageur n'en était pas à sa première apparition remarquée. Le 1er mars 2025, il avait déjà pris part, avec Gabrielle Bassou, à l'épreuve technique du duo mixte lors d'une manche de Coupe du monde de natation artistique organisée à Paris. Ce duo avait confirmé la place des hommes dans une discipline en pleine évolution et contribué à accroître la visibilité de Milan Violon sur la scène nationale et internationale.
En réagissant avec autant de fermeté, la Fédération française de natation entend envoyer un signal clair aux auteurs de ces commentaires. Elle rappelle que les sportifs français, quel que soit leur sexe, ont le droit d'exercer leur discipline sans être la cible de violences numériques. Les réseaux sociaux sont devenus un espace où la violence verbale se déploie rapidement, et les sportifs y sont particulièrement exposés. L'affaire relance plus largement la question de la protection des athlètes de haut niveau en ligne et des sportifs en général.



