Reel Pink

vendredi 21 août 2026

Rechercher
La FIFA suspend Paredes dix matchs après la finale du Mondial
trends-FR-1.jpg

Sport

La FIFA suspend Paredes dix matchs après la finale du Mondial

Le Comité de discipline de la FIFA a frappé fort : dix matchs de suspension pour Leandro Paredes, sept pour Nahuel Molina, trois pour Ayala, un pour Almada et un pour Gavi, après les incidents de la finale de la Coupe du monde. L'Argentine jouera aussi à capacité réduite et la AFA est sanctionnée financièrement.

Le Comité de discipline de la FIFA a rendu son verdict et il est sans appel. Au lendemain des scènes de chaos qui ont émaillé la finale de la Coupe du monde, les instances internationales ont annoncé une salve de sanctions lourdes, visant principalement les joueurs argentins. Leandro Paredes écope de la peine la plus sévère avec dix matchs de suspension, tandis que Nahuel Molina est suspendu sept rencontres. Roberto Ayala, membre du staff, est puni de trois matchs, et Thiago Almada d'un seul. Côté espagnol, Gavi, victime de l'agression de Paredes, a également été sanctionné d'un match.

Les faits remontent au coup de sifflet final de la finale qui opposait l'Argentine à l'Espagne. Dans une fin de rencontre électrique, Leandro Paredes s'en est pris physiquement à Gavi, déclenchant une bagarre générale. Dans la confusion, Nahuel Molina a asséné un coup de poing dans la poitrine de Rodri, tandis que Roberto Ayala, membre de l'encadrement argentin, a frappé Dani Olmo. Ces images, diffusées en boucle à travers le monde, ont contraint la FIFA à agir avec une fermeté inédite pour ce type d'incidents survenus après le match.

La sanction ne s'arrête pas aux joueurs. La sélection argentine devra disputer ses prochaines rencontres à domicile avec une capacité d'accueil réduite, une mesure qui privera le stade d'une partie de son public. Par ailleurs, la Fédération argentine de football (AFA) écope d'une amende significative. Cette dernière sanction fait suite à l'affichage, par les supporters argentins, de banderoles revendiquant la souveraineté sur les îles Malouines, un geste jugé provocateur et contraire à l'esprit sportif par l'instance dirigeante.

Cette décision marque un tournant dans la gestion des débordements post-match. La FIFA, souvent critiquée pour la clémence de ses verdicts, a cette fois choisi la manière forte afin de dissuader tout nouvel incident de ce type lors des grandes compétitions internationales. Les suspensions de Paredes et Molina, qui sont des cadres de la sélection albiceleste, auront des conséquences directes sur les prochaines échéances de l'équipe, notamment pour les éliminatoires de la prochaine Coupe du monde.

Du côté espagnol, la sanction d'un match infligée à Gavi, bien que perçue comme une provocation ayant participé à l'embrasement, a été diversement appréciée. Certains observateurs estiment que le jeune milieu de terrain a été puni pour avoir réagi, tandis que d'autres saluent une décision équilibrée qui ne fait pas de différence entre les protagonistes. La Fédération espagnole n'a pas encore réagi officiellement à cette annonce, mais les joueurs concernés disposent d'un délai pour faire appel de ces décisions devant les instances compétentes.

Cette affaire vient ternir le sacre argentin et relance le débat sur la sécurité des joueurs et l'arbitrage des émotions dans le football de haut niveau. Les images de la bagarre ont fait le tour du monde et ont éclipsé la performance sportive des deux finalistes. Pour l'Argentine, championne du monde en titre, cette sanction collective est un coup dur qui pourrait fragiliser la dynamique de l'équipe dans les mois à venir. La AFA devra également gérer la question des banderoles, un sujet diplomatique sensible qui dépasse le cadre purement sportif et qui a visiblement agacé les instances internationales.

Alors que les supporters argentins espéraient célébrer un titre historique, ils doivent désormais composer avec une équipe affaiblie et une fédération sous le coup d'une sanction financière. Les prochaines semaines s'annoncent décisives pour la gestion de cette crise, tant sur le plan disciplinaire que sur celui de l'image. La FIFA, de son côté, envoie un message clair : l'émotion ne justifie pas la violence, et les responsables, quel que soit leur statut, seront tenus pour responsables de leurs actes.

MIB FOOTBOLCalendrier et résultats du football