La Suisse a créé la surprise en éliminant la Colombie aux tirs au but (0-0 a.p., 4-2 tab) mardi 7 juillet au BC Place de Vancouver, lors du dernier huitième de finale de la Coupe du monde 2026. Les Helvètes, portés par un Gregor Kobel décisif dans la séance de tirs au but, ont décroché leur billet pour les quarts de finale, une première depuis 1954. Ils y affronteront l'Argentine, championne du monde en titre, qui s'est elle aussi imposée aux tirs au but face à une autre équipe.
Dans un match fermé et marqué par la prudence des deux côtés, la Colombie, pourtant séduisante depuis le début du Mondial, n'a pas réussi à franchir un nouveau cap. Les Cafeteros, qui avaient impressionné par leur jeu offensif lors de la phase de groupes, se sont heurtés à une défense suisse bien organisée et à un gardien en état de grâce. La Nati a su faire preuve de solidité et de discipline tactique pour contenir les assauts colombiens, notamment ceux de Luis Díaz et de James Rodríguez.
Le temps réglementaire et la prolongation n'ont pas permis de départager les deux équipes, malgré quelques occasions de part et d'autre. La Colombie a eu la possession du ballon mais a manqué de précision dans le dernier geste, tandis que la Suisse s'est montrée dangereuse en contre-attaque sans parvenir à tromper le gardien colombien. La séance de tirs au but a finalement souri aux Helvètes, grâce à deux arrêts de Gregor Kobel, qui a repoussé les tentatives de Juan Fernando Quintero et de Rafael Santos Borré.
Cette qualification historique pour les quarts de finale est un exploit pour la Suisse, qui n'avait plus atteint ce stade de la compétition depuis 1954, année où elle avait organisé le Mondial. À l'époque, les Helvètes avaient été éliminés par l'Autriche en quarts. Soixante-douze ans plus tard, la Nati retrouve les sommets du football mondial et se prépare à un choc contre l'Argentine de Lionel Messi, qui reste sur un titre mondial acquis en 2022 au Qatar.
Le sélectionneur suisse, Murat Yakin, a salué la performance de ses joueurs après le match: « Nous avons montré un grand caractère et une incroyable solidarité. La Colombie est une équipe très forte, mais nous avons su rester concentrés et saisir notre chance aux tirs au but. » De son côté, le gardien Gregor Kobel, héros de la soirée, a déclaré: « C'est un moment incroyable pour toute l'équipe et pour tout le pays. Nous allons maintenant nous préparer pour le match contre l'Argentine, qui sera un défi immense. »
La Colombie, de son côté, quitte la compétition avec des regrets. Les hommes de Néstor Lorenzo avaient pourtant réalisé un parcours remarquable en phase de groupes, avec des victoires convaincantes contre le Japon et le Sénégal, avant de buter sur le roc suisse. L'élimination précoce est une déception pour une nation qui espérait aller loin dans ce Mondial nord-américain, coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Le quart de finale entre la Suisse et l'Argentine promet d'être un affrontement de styles. D'un côté, la solidité défensive et la discipline tactique des Helvètes; de l'autre, le talent individuel et l'expérience des champions du monde argentins, menés par un Lionel Messi qui dispute probablement son dernier Mondial. Le match se jouera dans les prochains jours, et la Nati espère créer un nouvel exploit pour atteindre les demi-finales, ce qui serait une première dans son histoire.
Cette victoire suisse illustre une nouvelle fois que, dans une Coupe du monde, la forme du moment et la cohésion d'équipe peuvent primer sur le talent individuel. La Colombie, qui avait séduit les observateurs par son jeu flamboyant, repart sans avoir su concrétiser ses promesses. La Suisse, elle, continue d'écrire une page inattendue de son histoire footballistique, portée par un collectif soudé et un gardien décisif.



