Le quart de finale de la Coupe du monde entre l’Angleterre et la Norvège, disputé samedi 11 juillet, a offert son lot de suspense et de controverses. Alors que les Norvégiens dominaient la première période et menaient au score, Jude Bellingham a égalisé juste avant la pause, permettant aux Anglais de recoller avant de finalement s’imposer 2-1 après prolongation. Mais ce but fait aujourd’hui l’objet d’une vive polémique, après la diffusion par la BBC d’un replay en 3D qui semble montrer que le ballon a été dévié par un câble de caméra suspendu au-dessus du terrain.

Selon les images relayées par le diffuseur britannique, le dégagement du gardien norvégien aurait heurté un câble avant d’être récupéré par les joueurs anglais, qui ont ensuite lancé l’action menant au but de Bellingham. La Norvège estime que cette déviation aurait dû entraîner l’annulation du but, car elle a faussé le cours du jeu. Les Norvégiens ont immédiatement protesté après le match, dénonçant une erreur d’arbitrage qui, selon eux, a changé le sort de la rencontre.

La fédération norvégienne a officiellement saisi la FIFA pour demander des explications, tandis que les joueurs et le sélectionneur ont exprimé leur colère dans les médias. « C’est une injustice flagrante, a déclaré un porte-parole de l’équipe. Nous avons été privés d’une qualification méritée à cause d’un incident que la technologie aurait dû détecter. » La BBC, de son côté, a précisé que le replay 3D avait été réalisé à partir des données de tracking du match, mais n’a pas commenté l’impact de cette image sur la décision arbitrale.

Cette polémique relance le débat sur l’utilisation de la vidéo et des technologies d’assistance à l’arbitrage dans le football. Si la VAR (assistance vidéo à l’arbitrage) est désormais courante, elle ne couvre pas toujours les incidents impliquant des éléments extérieurs comme les câbles de caméra. Plusieurs experts estiment que ce type d’interférence devrait être systématiquement vérifié, car il peut modifier le cours d’un match crucial. « La technologie existe pour éviter ce genre d’erreurs, mais encore faut-il qu’elle soit utilisée correctement », a commenté un ancien arbitre international.

L’Angleterre, de son côté, défend la validité du but et rappelle que l’arbitre n’a pas signalé d’irrégularité au moment des faits. Jude Bellingham, interrogé après la rencontre, a minimisé l’incident, affirmant que « le but est régulier et que la polémique est alimentée par la déception norvégienne ». Le joueur a également critiqué son sélectionneur Thomas Tuchel, qui avait estimé que l’équipe n’avait « pas disputé un match de haut niveau », provoquant une tension interne au sein du groupe anglais.

La Norvège n’est pas la seule à contester l’arbitrage lors de ces quarts de finale. La Suisse, éliminée par l’Argentine, a également exprimé son mécontentement après l’expulsion jugée abusive de Breel Embolo. Les deux fédérations ont déposé des réclamations auprès de la FIFA, qui devra se prononcer dans les prochains jours. Ces incidents mettent en lumière les limites de l’arbitrage moderne et la nécessité d’améliorer les protocoles vidéo pour garantir l’équité sportive.

En attendant, l’Angleterre se prépare pour les demi-finales, mais l’ombre de cette controverse plane sur sa qualification. Les supporters norvégiens, eux, restent amers, estimant que leur équipe a été volée. Le débat sur la validité du but de Bellingham risque de durer encore longtemps, d’autant que la BBC a annoncé qu’elle diffuserait d’autres angles de vue dans les prochains jours. La FIFA, sous pression, pourrait être amenée à revoir ses règles concernant les interférences extérieures.