L’Espagne est devenue double championne du monde de football dimanche au MetLife Stadium de New York, en s’imposant 1-0 face à l’Argentine en finale de la Coupe du monde 2026. Un but de Ferran Torres en prolongation a offert à la Roja un sacre que ses supporters, de New York à Barcelone, ont décrit comme « un rêve ». La rencontre, marquée par une forte tension et un jeu rugueux côté argentin, a vu l’Espagne résister à une équipe qui n’a cadré son premier tir qu’à la 117e minute.
Dès le coup d’envoi, l’Argentine a imposé un rythme physique, multipliant les fautes et les accrochages. Les hommes de Lionel Scaloni, déjà critiqués pour leur comportement en demi-finale contre l’Angleterre, ont semblé plus proches du combat que du football. L’Espagne, de son côté, a tenté de développer son jeu de possession, mais s’est heurtée à une défense argentine très agressive. L’exclusion d’Enzo Fernandez juste avant la prolongation, pour un tacle dangereux sur Cubarsí après un premier carton jaune, a changé la dynamique du match.
En infériorité numérique, l’Argentine a dû s’ouvrir, offrant des espaces à l’Espagne. Le but vainqueur est venu d’une action collective de grande classe: un centre de Pedro Porro déposé au second poteau sur la tête de Nico Williams, entré en jeu à la 75e minute, une remise en retrait de la tête sublime de l’attaquant de l’Athletic Bilbao, et une reprise de Ferran Torres sous la barre d’Emiliano Martinez. Ce but a libéré les supporters espagnols, qui ont explosé de joie dans les tribunes du stade new-yorkais et dans les rues de Barcelone, où joue habituellement le buteur.
Les fans de la Roja, présents en nombre à New York, ont savouré ce titre inattendu. « C’est comme dans un rêve », a confié un supporter espagnol rencontré près du stade. « On ne s’attendait pas à battre cette équipe argentine, qui nous a fait peur pendant tout le match. Mais notre équipe a montré du caractère et du talent. » À Barcelone, des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place de Catalogne pour célébrer le sacre, agitant des drapeaux rouges et jaunes et chantant les louanges de Ferran Torres, héros du jour.
L’Argentine, de son côté, repart avec des regrets. Malgré une défense héroïque menée par Emiliano Martinez, auteur de plusieurs arrêts décisifs, l’Albiceleste n’a pas su concrétiser ses rares occasions. Le gardien, qui avait été critiqué pour ses célébrations provocatrices lors de la précédente Coupe du monde, a cette fois été impuissant sur le but de Torres. Les joueurs argentins ont quitté la pelouse sous les sifflets d’une partie du public, tandis que les Espagnols célébraient leur deuxième étoile.
Ce titre confirme la montée en puissance de l’Espagne sur la scène internationale, après son sacre en 2010. La Roja, qui avait connu des années difficiles, a su rebâtir une équipe compétitive autour de jeunes talents comme Nico Williams et Pedri, et de cadres expérimentés comme Rodri. Pour les supporters, ce succès est d’autant plus savoureux qu’il intervient face à une Argentine souvent présentée comme favorite. « Le football a gagné », a résumé sur les réseaux sociaux l’ancien joueur Toni Kroos, saluant la victoire du jeu contre la brutalité.
La finale a également été marquée par une polémique autour de l’arbitrage, les Argentins estimant que le but de Nico Williams, refusé pour simulation d’Otamendi, aurait dû être validé. Mais la décision de l’arbitre a été confirmée par la VAR, et l’Espagne a finalement tenu bon jusqu’au coup de sifflet final. Les célébrations se poursuivent à Madrid et dans toute l’Espagne, où la Roja est attendue pour un défilé en bus à impériale dans les prochains jours.



