Le président argentin Javier Milei ne fera pas le déplacement à New York dimanche pour assister à la finale de la Coupe du monde de football qui opposera l'Argentine à l'Espagne au MetLife Stadium. Le chef de l'État a expliqué sa décision par une superstition bien ancrée: lors d'un match précédent de la compétition auquel il avait assisté en personne, l'Argentine avait encaissé un but, ce qui l'a convaincu de ne pas renouveler l'expérience.

« On a pris un but, du coup j'ai remis ma veste », a confié Javier Milei, faisant référence à un geste symbolique qu'il avait effectué après ce but adverse. Depuis cet incident, le président argentin suit les rencontres de son équipe nationale à la télévision, une formule qui, selon lui, porte chance à la sélection albiceleste. Il regardera donc la finale depuis Buenos Aires, comme il l'a fait pour les matchs précédents du tournoi.

Cette décision intervient alors que l'Argentine, emmenée par Lionel Messi, tente de décrocher une quatrième étoile mondiale face à une redoutable équipe d'Espagne. La finale, prévue dimanche 19 juillet à 21 heures au MetLife Stadium, suscite un engouement considérable, tant aux États-Unis qu'en Argentine, où des milliers de supporters espèrent voir leur équipe l'emporter.

La superstition de Javier Milei n'est pas un cas isolé dans le monde du football. De nombreux entraîneurs, joueurs et dirigeants entretiennent des rituels ou des croyances qu'ils estiment bénéfiques pour la performance de leur équipe. Le président argentin, connu pour son caractère excentrique et ses positions tranchées, semble avoir adopté cette pratique avec sérieux, au point de renoncer à un déplacement international pourtant très médiatisé.

Par ailleurs, la finale se déroule dans un contexte particulier à New York, où la qualité de l'air a été placée en alerte rouge en raison des incendies de forêt au Canada. Les fumées épaisses qui recouvrent une partie de la ville pourraient perturber le déroulement du match, bien que les organisateurs aient assuré que la rencontre se tiendrait comme prévu. Plus de 200 feux sont toujours hors de contrôle dans la province de l'Ontario, affectant des millions d'habitants dans le nord-est des États-Unis.

Cette situation sanitaire a également influencé d'autres absences notables. Le père de Lamine Yamal, jeune prodige espagnol, ne devrait pas non plus assister à la finale pour des raisons de santé, selon des informations rapportées par la presse espagnole. Mounir Nasraoui, hospitalisé récemment, suivra la rencontre depuis son lit d'hôpital.

Pour l'Argentine, cette finale représente l'aboutissement d'un parcours remarquable dans cette Coupe du monde. Lionel Messi, qui dispute probablement son dernier grand tournoi international, espère ajouter un nouveau trophée à son palmarès déjà exceptionnel. De son côté, l'Espagne, portée par une génération talentueuse emmenée par Yamal, vise un deuxième titre mondial après celui de 2010.

La décision de Javier Milei de ne pas se rendre à New York a été largement commentée dans les médias argentins, certains y voyant une preuve de son attachement à des croyances personnelles, d'autres une simple coïncidence. Quoi qu'il en soit, le président suivra la rencontre depuis la résidence présidentielle d'Olivos, entouré de ses proches, et espérera que sa superstition portera ses fruits une fois de plus.

Le match entre l'Argentine et l'Espagne s'annonce comme l'un des plus attendus de l'année, avec des enjeux sportifs et symboliques immenses. Pour les Argentins, une victoire serait un hommage à la carrière de Messi et une confirmation de la domination sud-américaine sur la scène mondiale. Pour les Espagnols, il s'agirait de prouver que leur football reste une référence incontestée.