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dimanche 13 septembre 2026

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« Everybody Wants to Fuck Me » : Taron Egerton piégé par son personnage de beau gosse
‘Everybody Wants to F— Me’ Review: Giddily Genre-Crossing Comedy Sees Right Through Taron Egerton’s Nice-Guy Act

Culture

« Everybody Wants to Fuck Me » : Taron Egerton piégé par son personnage de beau gosse

La comédie « Everybody Wants to Fuck Me » mêle rom-com, body horror et satire des rapports de genre, avec Taron Egerton en prédateur rattrapé par ses propres désirs. Une critique de Variety salue un film giddily genre-crossing.

Une comédie qui mélange comédie romantique, body horror et satire de la guerre des sexes. C’est le pari de « Everybody Wants to Fuck Me », porté par Taron Egerton, dont la critique de Variety salue l’énergie et le ton décalé. Le film raconte l’histoire d’un jeune homme séduisant, en apparence affable, dont les désirs amoureux se retrouvent violemment sur-satisfaits. Un scénario qui n’est pas sans rappeler « Obsession », autre succès discret dont le discours victime/bourreau avait agité les débats.

Selon la critique, le long-métrage fusionne les genres avec une désinvolture assumée. La comédie romantique sert de porte d’entrée à une réflexion plus sombre sur les rapports de pouvoir entre les sexes, le tout enveloppé dans une esthétique de body horror. Taron Egerton y incarne un personnage dont le « nice-guy act » — cette posture de garçon gentil et inoffensif — est percé à jour par le récit. Le film s’amuse à déconstruire l’image du beau gosse sympathique pour révéler une mécanique de prédation.

L’intrigue suit un dragueur compulsif qui découvre que toutes les femmes qu’il croise le traquent et veulent coucher avec lui. Une situation qui bascule dans le cauchemar, le désir devenant une menace. Cette prémisse, à la fois absurde et grinçante, permet au film de jouer sur les codes de la comédie et de l’horreur. La critique évoque une œuvre « giddily genre-crossing », c’est-à-dire qui traverse les genres avec une joie communicative, sans se soucier des frontières traditionnelles.

Le film arrive à un moment où les discussions sur les dynamiques de séduction, le consentement et les rôles de genre sont particulièrement vives. En mettant en scène un homme dont les désirs se retournent contre lui, « Everybody Wants to Fuck Me » propose une satire qui entend dépasser le simple divertissement. La critique de Variety souligne que le long-métrage s’inscrit dans la lignée de « Obsession », autre film récent qui avait relancé le débat sur la représentation des victimes et des bourreaux au cinéma.

Porté par la performance de Taron Egerton, le film devrait susciter des réactions contrastées. L’acteur, connu pour des rôles de jeunes hommes charismatiques, semble ici jouer avec son image pour mieux la subvertir. La critique salue cette capacité à brouiller les pistes, entre charme et inquiétude. Le personnage qu’il incarne n’est jamais tout à fait sympathique, ni totalement monstrueux, ce qui participe à l’ambivalence du propos.

La sortie de « Everybody Wants to Fuck Me » intervient dans un paysage cinématographique où les comédies de genre hybrides trouvent un public de plus en plus large. En associant les codes de la rom-com à ceux de l’horreur corporelle, le film cherche à surprendre et à provoquer, sans renoncer à l’humour. La critique de Variety, tout en relevant les audaces du scénario, semble reconnaître une œuvre qui assume pleinement son ton provocateur.

Reste à voir comment le public accueillera cette fable sur les affres du désir masculin. Si le film joue avec les attentes du spectateur, il pose aussi une question de fond : que se passe-t-il quand le prédateur devient la proie ? Une inversion des rôles qui, selon la critique, donne lieu à une comédie aussi drôle que dérangeante, et qui devrait alimenter les conversations bien après le générique.

Julie Fontaine

Auteur

Journaliste société

Julie Fontaine couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.