Glasvegas revient avec « Degüello » et annonce l’album « Airy Fairy »
Le groupe écossais Glasvegas dévoile « Degüello », premier extrait de son cinquième album « Airy Fairy », attendu le 2 avril, avant une tournée de onze dates au Royaume-Uni et en Irlande.
Glasvegas fait son retour avec un nouveau single, « Degüello », premier morceau inédit du groupe depuis six ans. Extrait de « Airy Fairy », son cinquième album, le titre est présenté par le chanteur James Allan comme une chanson épique, à la fois amère et douce, dans la lignée classique du groupe écossais.
L’album sortira le vendredi 2 avril. Il sera suivi d’une tournée de onze dates au Royaume-Uni et en Irlande. Décrit par ses auteurs comme plus « sage » que ses prédécesseurs, « Airy Fairy » a été écrit en réaction aux frustrations vécues lors de l’enregistrement de « Godspeed », sorti en 2021.
Le titre « Degüello » tire son nom d’un mot espagnol signifiant « égorgement ». James Allan explique l’avoir découvert dans un vieux film diffusé à la télévision, avant de l’utiliser dans un sens plus personnel, pour désigner ses mauvaises humeurs et ses défauts. « Mais la chanson est mon plan élaboré pour devenir quelqu’un de meilleur », affirme-t-il à NME. « Je me lance dans une quête pour être un arc-en-ciel coloré. »
Le choix du single a été relativement consensuel au sein du groupe. Selon le chanteur, plusieurs morceaux ont été envisagés comme premier extrait, ce que le musicien considère comme un bon signe. C’est le guitariste Rab Allan qui a proposé « Degüello », un choix que le groupe a suivi. « Il choisit souvent la setlist des concerts. Il se voit comme un homme qui sait plaire au public », plaisante James Allan.
Interrogé sur la genèse de ses textes, le chanteur reconnaît ne pas savoir expliquer d’où viennent ses paroles et ses mélodies. Selon lui, les chansons semblent le trouver naturellement, et celles de « Airy Fairy » étaient destinées à exister à ce moment précis. « Mon devoir est de les assembler et de les livrer au monde, en espérant qu’elles touchent quelqu’un, quelque part », explique-t-il.
Dans l’entretien, James Allan évoque aussi les difficultés rencontrées sur « Godspeed ». Il dit avoir appris qu’il n’était pas naturellement à l’aise avec la partie technique de l’enregistrement, et que le groupe avait dû se faire aider pour ce nouvel album. Il décrit une démarche plus collective, où le groupe a cherché à prendre plaisir à faire ce disque ensemble.
Le titre « Airy Fairy », qui signifie en anglais quelqu’un de rêveur ou de peu concret, est un terme que le chanteur dit avoir longtemps perçu comme négatif. Avec l’âge, il le considère désormais comme une part de sa personnalité. Il évoque des bulletins scolaires qui le décrivaient comme un rêveur, et une difficulté à se concentrer qui l’a suivi jusqu’à sa carrière de footballeur professionnel. « Si je n’étais pas ainsi, je ne serais pas moi, et j’aime être moi », conclut-il.
Sur le plan thématique, James Allan explique que l’album reflète sa façon de se voir et de voir le monde, nourrie par son identité, ses expériences et ses espoirs pour l’avenir. Il dit aussi que le fil rouge du disque relie son enfance, sa vie actuelle et ses projets.
Enfin, le chanteur revient sur le concert prévu à la Glasgow Academy, qu’il juge particulier. Il souhaite faire de cette tournée un spectacle presque théâtral, et se réjouit de jouer les nouveaux titres sur scène. Interrogé sur la longévité du groupe, il attribue cette stabilité à des liens d’amitié et familiaux, au cœur de la formation depuis ses débuts.
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