Reel Pink

jeudi 17 septembre 2026

Rechercher
Resident Evil : le reboot de Zach Cregger décroche le record de la meilleure adaptation de jeu vidéo
Zach Cregger’s Resident Evil Is So Fucking Scary and So Fucking Fun: Review

Culture

Resident Evil : le reboot de Zach Cregger décroche le record de la meilleure adaptation de jeu vidéo

Le nouveau Resident Evil de Zach Cregger, porté par Austin Abrams, est déjà salué comme la meilleure adaptation de jeu vidéo jamais réalisée selon Rotten Tomatoes, entre horreur viscérale et humour noir.

Le nouveau Resident Evil de Zach Cregger s'impose déjà comme un phénomène critique. Selon le site agrégateur Rotten Tomatoes, ce reboot est tout simplement l'adaptation de jeu vidéo la mieux notée de tous les temps, une performance inédite pour une franchise qui compte pourtant déjà huit longs-métrages, dont six portés par Milla Jovovich.

Le film suit Bryan, un coursier médical incarné par Austin Abrams, dont la soirée tourne au cauchemar. Sa petite amie Michelle vient de lui annoncer qu'elle est enceinte, et il n'a pas réagi de la meilleure des manières. Il accepte alors une mission qui paie bien, sans se douter de ce qui l'attend. Ce point de départ sert de rampe de lancement à une plongée horrifique que les critiques décrivent comme particulièrement efficace.

La presse spécialisée salue unanimement la patte de Cregger, déjà remarqué pour Barbarian et pour Weapons, récompensé aux Oscars. Le réalisateur apporte un style personnel, un humour noir assumé et une mise en scène nerveuse à une licence qui semblait pourtant essoufflée. Variety évoque un film « différent, et bien meilleur » que les précédents volets, une œuvre qui prend son temps et dégage une étrange innocence, avec des airs de Planet Terror par moments.

Deadline souligne pour sa part que Cregger parvient à insuffler style et humour tout en signant un reboot intelligent et original, porté par la performance d'Austin Abrams. Slashfilm parle d'une machine à gros dégoûts, rapide, méchante et extrêmement divertissante, un film d'horreur-comédie qui ne s'encombre pas de lourdeurs vidéoludiques. La critique de Variety insiste sur ce point : le long-métrage évite le piège du « sludge » propre aux adaptations de jeux vidéo, cette bouillie narrative qui plombe souvent le genre.

Ce succès critique marque un tournant pour la franchise Resident Evil, dont les adaptations cinématographiques ont longtemps divisé. En confiant les rênes à un cinéaste issu du renouveau de l'horreur indépendante, Sony semble avoir trouvé la formule : un film qui assume ses racines ludiques sans s'y enfermer, et qui mise sur la personnalité de son réalisateur plutôt que sur la simple reproduction d'un cahier des charges.

Le film s'inscrit dans une tendance plus large, celle des adaptations de jeux vidéo qui cherchent à séduire autant les fans que le grand public. Après des années de productions souvent génériques, les studios misent désormais sur des auteurs capables d'apporter une vision singulière. Le record de Rotten Tomatoes obtenu par ce Resident Evil confirme que cette stratégie peut payer, à condition de laisser une vraie liberté créative aux réalisateurs.

Reste à savoir si le public suivra. Les critiques sont dithyrambiques, mais le box-office décidera si ce reboot parviendra à s'imposer durablement. Une chose est sûre : avec Austin Abrams en tête d'affiche et Zach Cregger à la réalisation, cette nouvelle version de Resident Evil a déjà réussi à faire parler d'elle, et pas seulement pour ses scènes gores.

Julie Fontaine

Auteur

Journaliste société

Julie Fontaine couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.