L'armée américaine a annoncé avoir lancé de nouvelles frappes « puissantes » contre l'Iran dans la nuit de mercredi à jeudi, en représailles à des attaques iraniennes avortées contre ses forces basées au Moyen-Orient. Le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a confirmé sur X que ces bombardements constituaient « une réponse puissante aux attaques iraniennes avortées d'hier ». Les médias iraniens ont rapporté des explosions dans les provinces méridionales du Khuzestan et d'Hormozgan, notamment sur l'île de Qeshm où des secouristes recherchent deux personnes ensevelies sous les décombres d'une maison.
Cette escalade militaire intervient après une accalmie de plusieurs jours qui avait laissé entrevoir un possible retour des négociations. Mercredi, Donald Trump avait proféré des menaces particulièrement directes, déclarant que l'Iran « allait prendre une raclée ». Interrogé par la presse à la Maison-Blanche, le président américain a insisté: « On va les frapper très fort, parce que c'est à notre tour. » Ces propos ont précédé de quelques heures les bombardements de la nuit suivante.
Les frappes de jeudi font suite à une série d'incidents qui ont marqué le regain des tensions. Dans la nuit de mardi à mercredi, les États-Unis et l'Arabie saoudite avaient mené des frappes conjointes contre des groupes armés pro-iraniens en Irak, accusés d'avoir attaqué des installations pétrolières saoudiennes. Ces attaques ont fait 20 morts et 32 blessés parmi les rangs du Hachd al-Chaabi, un réseau de factions chiites intégré aux forces armées irakiennes. Cinq des victimes étaient de nationalité iranienne.
En représailles, la Résistance islamique en Irak, une puissante alliance armée irakienne pro-iranienne, a menacé de frapper les intérêts américains en Arabie saoudite. « Notre riposte contre l'ennemi américain est inévitable, et pourrait frapper ses instruments en Arabie saoudite », a-t-elle déclaré mercredi. Le cours du pétrole a bondi face à cette montée des tensions, les marchés redoutant une perturbation des approvisionnements dans la région du détroit d'Ormuz, point de transit stratégique pour le brut mondial.
Les frappes américaines sur le sol iranien sont les premières depuis près d'une semaine, marquant une intensification du conflit qui oppose les deux pays au Moyen-Orient. Donald Trump avait précisé plus tôt que les opérations militaires américaines en Irak avaient été coordonnées avec le gouvernement irakien. La communauté internationale suit avec inquiétude cette escalade qui menace de déstabiliser davantage la région, déjà secouée par des décennies de conflits. Dans ce contexte, les discussions diplomatiques paraissent plus que jamais compromises, tandis que les forces américaines restent en état d'alerte maximale face à d'éventuelles représailles iraniennes.



