Voies navigables de France (VNF) a suspendu la navigation sur le canal de Bourgogne et sur le canal latéral à la Loire. L'établissement public, qui gère le réseau des voies navigables françaises, justifie cette décision par les conditions climatiques et la sécheresse qui frappe une partie du pays. Mardi 4 août, il a prévenu que la situation atteint « un paroxysme ». Ces deux axes sont particulièrement fréquentés par les plaisanciers et par les transporteurs.
Le canal de Bourgogne et le canal latéral à la Loire sont ainsi fermés à la navigation. Cette mesure intervient au cœur de l'été, une période où les bateaux de plaisance et les péniches sillonnent habituellement les voies d'eau. Les bateliers doivent modifier leurs itinéraires, et les professionnels qui vivent du tourisme fluvial sont directement exposés aux conséquences de cette fermeture. Les locations de bateaux, très prisées pendant les vacances d'été, sont notamment concernées. Pour l'heure, aucune date de réouverture n'a été annoncée.
La sécheresse n'épargne pas les autres canaux de la région. Dans le secteur de Crissey, le canal du Centre pourrait fermer à partir du 17 août pour une durée indéterminée. Selon les informations locales, cette fermeture surviendrait en pleine saison, alors que la navigation y est particulièrement active. Le canal du Centre, comme le canal de Bourgogne, dépend de réserves d'eau aujourd'hui sous tension. Les réserves utilisées pour alimenter ces voies d'eau sont particulièrement basses, ce qui empêche de compenser les pertes liées aux écluses.
Le réseau géré par VNF sert à la fois au transport de marchandises et à la navigation de plaisance. Une fermeture comme celle du canal de Bourgogne ne touche donc pas seulement les vacanciers: elle oblige aussi les entreprises qui utilisent la voie d'eau à reporter leurs chargements sur d'autres itinéraires, quand elles ne sont pas contraintes de basculer vers la route. Les activités portuaires installées le long de ces canaux sont également affectées. Loueurs de bateaux, ports de plaisance et offices de tourisme sont en première ligne.
Les canaux sont en effet très sensibles au manque d'eau. Ces ouvrages, conçus pour fonctionner avec un volume d'eau régulier, dépendent étroitement des réserves disponibles. Chaque passage d'écluse nécessite un volume important d'eau, prélevé dans les rivières ou dans les réservoirs d'alimentation. Lorsque les débits chutent, le maintien de la navigation devient rapidement impossible. Les gestionnaires préfèrent alors fermer les voies d'eau plutôt que de laisser s'épuiser des ressources déjà limitées.
La décision de VNF s'inscrit dans un été marqué par une forte sécheresse. L'établissement public, chargé de l'entretien et de l'exploitation des voies navigables, suit l'évolution de la situation de manière continue. Le gestionnaire étudie la situation tronçon par tronçon. D'éventuelles restrictions supplémentaires pourraient être décidées en fonction de la météo et du niveau des cours d'eau.
La durée des fermetures dépendra directement des précipitations et de la capacité des réserves à se reconstituer. En attendant, les activités liées aux canaux restent tributaires de l'évolution des conditions météorologiques, au moment où la saison touristique bat son plein. Les prochains jours seront suivis de près par les usagers du réseau.



