La Française Océane Mahé, première porteuse du maillot à pois du Tour de France femmes 2026, a lancé un signal d'alarme sur la santé des sportives de haut niveau. Dans un entretien accordé à, la cycliste a révélé avoir perdu ses règles depuis trois ans, un dérèglement de son cycle menstruel lié, selon elle, à sa pratique intensive du cyclisme.
Samedi 1er août, le Tour de France femmes a débuté par une première étape animée. La Néerlandaise Lorena Wiebes s'est imposée au sprint et a endossé le maillot jaune, tandis qu'Océane Mahé, présente à l'avant, prenait la tête du classement de la meilleure grimpeuse. La Française décroche ainsi le premier maillot à pois de cette édition, une distinction qui récompense les coureuses les plus offensives dans les ascensions.
Au micro d', la coureuse s'est confiée sans détour sur son état de santé. « Pas une bonne nouvelle », a-t-elle déclaré à propos de cette absence de règles qui dure depuis trois ans. Elle a également souligné que ce phénomène touche de nombreuses athlètes de haut niveau, une réalité souvent tue dans le milieu du sport.
La révélation d'Océane Mahé intervient alors que le cyclisme féminin connaît un essor sans précédent. Le Tour de France femmes est désormais un rendez-vous majeur du calendrier international, et les équipes se professionnalisent. L'équipe française FDJ United-Suez, actuelle numéro un mondiale, espère d'ailleurs remporter son premier Tour grâce à sa leader, la Néerlandaise Demi Vollering. Cette visibilité accrue donne aux coureuses une tribune pour évoquer des sujets longtemps restés tabous, à l'image du cycle menstruel et de ses perturbations chez les sportives. La parole d'Océane Mahé s'inscrit dans ce mouvement.
Le témoignage de la nouvelle leader du classement de la montagne met en lumière les conséquences parfois lourdes de l'entraînement intensif sur le corps des femmes. En choisissant de parler ouvertement de son cycle menstruel, Océane Mahé contribue à briser un silence et pourrait encourager d'autres sportives à s'exprimer sur leur santé et à bénéficier d'un meilleur suivi médical. Dans un milieu où la performance prime, sa parole a d'autant plus de poids qu'elle intervient alors qu'elle porte un maillot distinctif sur la plus grande course du monde.
Alors que le peloton s'élancera pour la deuxième étape, l'alerte d'Océane Mahé restera l'un des moments forts de ce début de Tour. Au-delà des performances sportives, cette prise de parole pose une question essentielle: comment concilier haut niveau et santé des athlètes? Le cyclisme féminin, en pleine progression, est aujourd'hui confronté à ce défi.



