« Days of Our Lives » : des intrigues juridiques et médicales de plus en plus invraisemblables
Le feuilleton américain « Days of Our Lives » suscite la critique pour des intrigues juridiques et médicales jugées de plus en plus éloignées de la réalité, entre avocats incompétents et diagnostics médicaux douteux.
Le feuilleton américain « Days of Our Lives » fait l'objet de vives critiques concernant la crédibilité de ses intrigues actuelles. Trois arcs narratifs en particulier sont pointés du doigt pour leur invraisemblance : l'affaire judiciaire de Sarah, la fausse paralysie de Joy et la révélation de la paternité de Dominic. Ces histoires, qui se déroulent dans la ville fictive de Salem, sont jugées si éloignées de la réalité qu'elles en deviennent difficiles à apprécier, même pour les amateurs de soap operas habitués aux rebondissements excessifs.
Le premier point de discorde concerne l'avocate Trask. Celle-ci aurait dû perdre son permis après un scandale de corruption et de mauvaise conduite, mais elle a été sauvée par une offre d'emploi de Sloan. Aujourd'hui, elle est impliquée dans le procès civil de Sarah et n'hésite pas à accuser publiquement la défenderesse de mauvaise conduite avant même le début du procès. Un tel comportement serait impensable dans un vrai tribunal, où un avocat ne peut pas simplement passer à la télévision pour salir la partie adverse. Pire encore, l'avocat de Sarah, Justin, n'a même pas tenté de demander une injonction pour empêcher cette diffamation. Il s'est contenté d'informer sa cliente de la situation, sans agir. Cette incompétence flagrante sort le spectateur de l'histoire et l'empêche de compatir au sort de Sarah, dont la principale erreur semble être d'avoir engagé le mauvais avocat.
Le deuxième arc narratif qui pose problème est celui de Joy. Celle-ci a simulé une paralysie, ce qui donne raison à Stephanie, dont les soupçons paraissaient pourtant infondés. Mais le pire est que le feuilleton avait pris soin d'expliquer, par la voix du Dr Kayla, qu'il était impossible de feindre l'absence de réflexe. Or, il s'avère que Joy a bien réussi à tromper tout le monde. Cette incohérence est d'autant plus frustrante que les réflexes involontaires, comme ceux qui se produisent pendant le sommeil, auraient dû trahir la supercherie. Le personnel médical de l'hôpital de Salem, déjà confronté à une patiente qui simulait un mutisme sélectif, passe pour incompétent. Les scénaristes semblent avoir sacrifié la logique médicale au profit d'un rebondissement choc, au mépris de la crédibilité des personnages.
Enfin, la révélation selon laquelle Dominic serait le fils de Marlena et de Stefano soulève l'incrédulité. Stefano, personnage machiavélique, n'aurait jamais gardé secret un tel enfant ; il l'aurait utilisé pour manipuler Marlena et l'aurait élevé comme un véritable DiMera. De plus, la preuve apportée — un certificat de naissance trouvé sur une île secrète où Stefano avait jadis retenu Marlena prisonnière — paraît bien fragile à l'ère de l'intelligence artificielle, où tout document peut être falsifié. Ce certificat, non certifié et abandonné dans un lieu obscur, semble avoir été placé là intentionnellement. Les téléspectateurs espèrent qu'il s'agit d'une supercherie d'Orpheus plutôt que d'une vérité scénaristique.
Ces trois intrigues illustrent une tendance croissante du feuilleton à privilégier le sensationnalisme au détriment de la cohérence narrative. Si les soap operas reposent sur des situations extraordinaires, ils doivent conserver une certaine logique interne pour que le public puisse s'investir émotionnellement. En multipliant les invraisemblances juridiques et médicales, « Days of Our Lives » risque de lasser même ses fans les plus fidèles, qui réclament simplement un minimum de réalisme dans un univers qui n'en manque pourtant pas, ailleurs.
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