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lundi 31 août 2026

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Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin confirme vouloir « être candidat »
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Politique

Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin confirme vouloir « être candidat »

L’ancien Premier ministre a affirmé sur BFMTV son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, tout en excluant de participer à une primaire. Il en a profité pour critiquer Édouard Philippe sur l’immigration.

La course à l’Élysée s’enrichit d’un nouveau prétendant déclaré. Dimanche, Dominique de Villepin a affirmé sur BFMTV vouloir « être candidat à l’élection présidentielle », confirmant son intention de se présenter au scrutin des 18 avril et 2 mai 2027. L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac n’a toutefois pas officialisé sa candidature, précisant qu’il le fera « quand la campagne électorale aura commencé », estimant que « pour le moment nous n’avons rien de sérieux à nous mettre sous la dent ».

Crédité de seulement 2 % des intentions de vote dans les sondages où il est testé, Dominique de Villepin a d’ores et déjà exclu de participer à une primaire, jugeant que « ce n’est pas le bon mode de fonctionnement » mais plutôt « le dernier gadget des désespérés ». Cette prise de position intervient alors que le Parti socialiste s’apprête à organiser sa propre primaire, à laquelle le premier secrétaire Olivier Faure a annoncé sa participation le même jour.

Bien que pas encore officiellement en campagne, l’ancien chef du gouvernement a profité de cette intervention pour adresser des critiques à Édouard Philippe, candidat déclaré et chef du parti Horizons. Il l’a notamment attaqué sur sa proposition, formulée lors d’un déplacement à Mayotte, de revoir le droit du sol et le droit d’asile dans l’archipel. « On est en France, à Mayotte. Si on remet en cause le droit d’asile à Mayotte, qu’est-ce qu’on fait sur l’Hexagone, le territoire national ? », s’est-il interrogé.

Édouard Philippe a en effet promis un « moratoire total » sur l’immigration dans ce département d’outre-mer, englobant non seulement le droit du sol et le droit d’asile, mais aussi le regroupement familial. Une position que Dominique de Villepin a vivement critiquée, dénonçant une « surenchère » qui ferait le jeu du Rassemblement national. « Tous ceux qui veulent jouer à coups d’exceptions, non seulement font des entorses à notre régime républicain, mais en plus courent dans la surenchère », a-t-il martelé, avant d’ajouter : « Qui préférera la copie, c’est-à-dire M. Philippe, à Mme Le Pen ? Il fait le jeu, à travers la surenchère, de madame Le Pen ».

L’ancien Premier ministre a également critiqué la promesse du Rassemblement national d’organiser un référendum sur l’immigration, répétée samedi par Jordan Bardella. Il a qualifié cette proposition d'« énième surenchère » qui placerait selon lui le parti d’extrême droite « en dehors des règles républicaines ». Ces déclarations interviennent dans un contexte de course à la présidentielle déjà très chargée, avec de nombreux candidats déclarés ou pressentis à gauche comme à droite de l’échiquier politique.