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jeudi 15 octobre 2026

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Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin confirme vouloir « être candidat »
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Politique

Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin confirme vouloir « être candidat »

L’ancien Premier ministre a affirmé sur BFMTV son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, tout en excluant de participer à une primaire. Il en a profité pour critiquer Édouard Philippe sur l’immigration.

La course à l’Élysée s’enrichit d’un nouveau prétendant déclaré. Dimanche, Dominique de Villepin a affirmé sur BFMTV vouloir « être candidat à l’élection présidentielle », confirmant son intention de se présenter au scrutin des 18 avril et 2 mai 2027. L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac n’a toutefois pas officialisé sa candidature, précisant qu’il le fera « quand la campagne électorale aura commencé », estimant que « pour le moment nous n’avons rien de sérieux à nous mettre sous la dent ».

Crédité de seulement 2 % des intentions de vote dans les sondages où il est testé, Dominique de Villepin a d’ores et déjà exclu de participer à une primaire, jugeant que « ce n’est pas le bon mode de fonctionnement » mais plutôt « le dernier gadget des désespérés ». Cette prise de position intervient alors que le Parti socialiste s’apprête à organiser sa propre primaire, à laquelle le premier secrétaire Olivier Faure a annoncé sa participation le même jour.

Bien que pas encore officiellement en campagne, l’ancien chef du gouvernement a profité de cette intervention pour adresser des critiques à Édouard Philippe, candidat déclaré et chef du parti Horizons. Il l’a notamment attaqué sur sa proposition, formulée lors d’un déplacement à Mayotte, de revoir le droit du sol et le droit d’asile dans l’archipel. « On est en France, à Mayotte. Si on remet en cause le droit d’asile à Mayotte, qu’est-ce qu’on fait sur l’Hexagone, le territoire national ? », s’est-il interrogé.

Édouard Philippe a en effet promis un « moratoire total » sur l’immigration dans ce département d’outre-mer, englobant non seulement le droit du sol et le droit d’asile, mais aussi le regroupement familial. Une position que Dominique de Villepin a vivement critiquée, dénonçant une « surenchère » qui ferait le jeu du Rassemblement national. « Tous ceux qui veulent jouer à coups d’exceptions, non seulement font des entorses à notre régime républicain, mais en plus courent dans la surenchère », a-t-il martelé, avant d’ajouter : « Qui préférera la copie, c’est-à-dire M. Philippe, à Mme Le Pen ? Il fait le jeu, à travers la surenchère, de madame Le Pen ».

L’ancien Premier ministre a également critiqué la promesse du Rassemblement national d’organiser un référendum sur l’immigration, répétée samedi par Jordan Bardella. Il a qualifié cette proposition d'« énième surenchère » qui placerait selon lui le parti d’extrême droite « en dehors des règles républicaines ». Ces déclarations interviennent dans un contexte de course à la présidentielle déjà très chargée, avec de nombreux candidats déclarés ou pressentis à gauche comme à droite de l’échiquier politique.

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Julie Fontaine

Auteur

Journaliste société

Julie Fontaine couvre pour Reel Pink l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.