Deux hélicoptères mobilisés pour lutter contre un violent incendie sont entrés en collision ce dimanche 2 août en Grèce, au-dessus du village côtier de Psathas, sur le golfe de Corinthe. Le pilote et le copilote de l’un des appareils ont été tués, tandis que l’équipage du second hélicoptère est sain et sauf. Les sapeurs-pompiers ont annoncé dans un communiqué qu’une opération de secours était en cours pour retrouver les corps des deux victimes.
Cet accident est survenu alors que la Grèce affronte, depuis vendredi soir, plusieurs violents incendies attisés par des rafales atteignant souvent 100 km/h. Ces rafales rendent particulièrement périlleuses les opérations aériennes et compliquent sérieusement le travail des pompiers au sol. Dans cette zone, les équipes d’intervention évoluent dans des conditions extrêmement difficiles. Le Premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, a prévenu que le pays vivait une situation « extrêmement difficile » en raison de conditions météorologiques « extrêmes ». « Il y a des moments où la nature et l’intensité des phénomènes météorologiques surpassent toute planification humaine et toute capacité opérationnelle », a-t-il écrit sur Facebook.
Mais cette réponse officielle ne suffit pas à calmer la colère des habitants. Beaucoup dénoncent un pays « censé être préparé » et qui se retrouve pourtant, chaque été, confronté aux flammes. Les résidents s’interrogent sur l’efficacité des dispositifs de prévention et sur la protection de leurs biens. Le sentiment d’abandon est d’autant plus vif que les incendies sont devenus un phénomène récurrent, amplifié par des étés toujours plus chauds et plus secs.
Les opérations de lutte contre les flammes ont en outre été compliquées tout le week-end par la violence des vents. Samedi, des dizaines d’avions bombardiers d’eau n’ont pas pu décoller pendant plusieurs heures. À certains moments, les bourrasques étaient si puissantes que les pompiers parvenaient à peine à ouvrir les portières de leurs véhicules, a expliqué un responsable.
Le bilan de cette vague d’incendies est d’ores et déjà lourd. En une semaine, plus de 12 000 hectares de forêts et de terres agricoles ont brûlé dans le pays. La Grèce, comme l’ensemble du pourtour méditerranéen, se trouve en première ligne face aux conséquences du dérèglement climatique. Les autorités maintiennent l’alerte à son niveau maximal, tandis que les pompiers continuent de lutter contre plusieurs foyers actifs.
Ce drame rappelle également les risques extrêmes pris chaque été par les équipages de secours. Les missions aériennes de lutte contre les incendies sont particulièrement dangereuses, notamment lorsque les vents violents compliquent les manœuvres à basse altitude. Alors que la Grèce entame à peine le cœur de sa saison des feux, les prochains jours s’annoncent décisifs pour maîtriser les incendies en cours et éviter de nouveaux départs de flammes. La priorité reste la sécurisation des zones encore touchées et la protection des habitations menacées.



