L’ex-enfant star Raquel Lee poursuit Disney pour viol présumé à 14 ans
Raquel Lee, connue pour « The Amanda Show » et « The Proud Family », accuse Disney de négligence après un viol présumé par un employé en 2001, lors du tournage de « The Poof Point ».
L’ancienne enfant star Raquel Lee a intenté une action en justice contre Disney, l’accusant de négligence après avoir été victime d’un viol présumé à l’âge de 14 ans. Les faits se seraient produits en 2001, sur le tournage du téléfilm « The Poof Point », où elle jouait l’un des rôles principaux. Dans sa plainte déposée vendredi, elle affirme qu’un « employé masculin d’âge moyen » l’a agressée sexuellement, et que la société n’a pas assuré sa protection.
Raquel Lee est connue du grand public pour ses apparitions dans la série « The Amanda Show », diffusée sur Nickelodeon, et pour avoir prêté sa voix à un personnage de la série animée « The Proud Family » sur Disney Channel. Elle a également joué dans plusieurs productions télévisées et films durant son enfance, avant de s’éloigner progressivement des plateaux. Cette nouvelle procédure s’inscrit dans un contexte plus large de remise en question des pratiques de l’industrie du divertissement vis-à-vis des mineurs.
La plainte, déposée auprès d’un tribunal californien, reproche à Disney de ne pas avoir mis en place de mesures de protection adéquates pour les enfants acteurs, et de ne pas avoir réagi aux signaux d’alerte. Raquel Lee affirme que l’employé en question avait accès à elle dans des conditions qui auraient dû être encadrées, et que la production n’a pas pris les dispositions nécessaires pour prévenir ce type d’incident. Elle réclame des dommages et intérêts pour le préjudice subi, sans préciser le montant exact.
Disney n’a pas encore répondu publiquement à ces allégations. L’affaire relance le débat sur la sécurité des enfants sur les tournages et sur la responsabilité des grands studios dans la prévention des abus. Plusieurs affaires similaires ont émergé ces dernières années, poussant l’industrie à renforcer les protocoles de protection des mineurs, notamment par la présence obligatoire de tuteurs légaux et de psychologues sur les plateaux.
Raquel Lee, aujourd’hui âgée d’une trentaine d’années, a expliqué dans des interviews récentes avoir longtemps gardé le silence sur cette expérience traumatisante. Elle espère que sa démarche encouragera d’autres victimes à témoigner et contribuera à des changements concrets dans le traitement des enfants acteurs. Son avocat a souligné que cette action visait à obtenir justice, mais aussi à faire évoluer les pratiques de l’industrie pour protéger les générations futures.
L’affaire est désormais entre les mains de la justice californienne. Les audiences préliminaires devraient permettre de déterminer si la plainte peut être examinée sur le fond. En attendant, elle s’ajoute à une liste croissante de procédures visant des grandes entreprises du divertissement, accusées de ne pas avoir suffisamment protégé les mineurs placés sous leur responsabilité.



